Quel est le point de départ de ce documentaire sur le mieux-manger ?
Thomas Sotto : Une prise de conscience que nous avons tous, mais dont on ne sait que faire, parfois. Comment nous déplacer, voyager, manger ? Nous avons choisi de nous concentrer sur la question de l’alimentation, en partant du principe de ne pas être dans le « punitif ». Nous avons cherché ce que l’on pouvait manger aujourd’hui, sans que ce soit une punition.
On apprend notamment qu’à Diconne, en Saône-et-Loire, il existe un nouveau modèle agricole, la « forêt comestible ». Qu’est-ce que c’est ?
En effet, j’ai été bluffé : c’est une forêt gourmande, où tout est comestible, comme dans les rayons d’un supermarché. Et ce que nous avons mangé sur place était bon ! Cela fait partie des choses qui sont sous nos yeux et que l’on ne voit pas. En fait, demain, on se dit qu’il faudra se nourrir différemment, mais pas au détriment des odeurs et des saveurs. Alors, évidemment, la forêt n’est pas accessible à tous, mais c’est pour montrer que d’autres chemins existent.
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Cette enquête a-t-elle participé à changer vos habitudes alimentaires ?
Honnêtement, pas totalement. J’essaie de consommer bio. Aujourd’hui, c’est encore trop souvent réservé aux gens qui ont des moyens. Mais ça me fait réfléchir. Je crois beaucoup à la stratégie du colibri, par laquelle chacun fait sa part. En étant vertueux, on fait du bien à nos proches. Et les chemins à prendre ne sont pas anxiogènes.
Sinon, quels sont vos projets ?
Avec trois amis, j’ai monté une petite boîte de production. Nous avons suivi Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, pendant plus d’un an, pour un documentaire qui a été diffusé au moment de la dissolution sur France 2. Et en ce moment, nous travaillons sur le portrait d’un artiste… Mais ce n’est pas Jean-Jacques Goldman.
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