Son nom a fait le tour du monde : Jina Mahsa Amini, 22 ans, décédée le 16 septembre 2022 à la suite d’une arrestation violente par la police religieuse de Téhéran. Sa mort en garde à vue provoque l’étincelle "Femme Vie Liberté". Cette révolte massive portée par la jeunesse, principalement des étudiants issus de la petite classe moyenne, est réprimée dans la violence à l’automne 2022. Si le mouvement s’est essoufflé face à la répression, la génération Z est en train de provoquer une mutation culturelle irrépressible. Six récits de jeunes de moins de 25 ans donnent vie aux transformations en cours dans la société iranienne.
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IRAN : LA RÉVOLTE À TOUT PRIX
En 1979, la révolution qui a mis au pouvoir l’ayatollah Rouhollah Khomeini et a instauré la République islamique n’a cessé de réduire les libertés, en Iran. À commencer par celles des femmes, contraintes de cacher la moindre partie de leur corps. Dans ce film, la caméra de la journaliste Solène Chalvon-Fioriti a notamment suivi des étudiantes qui organisent la révolte au péril de leur vie. « Nous, les filles, n’avons pas le droit de danser, ni même de rire trop fort… C’est suspect, raconte Sarah, 22 ans. Les droits basiques, pour nous, c’est non… »
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L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, POUR PROTÉGER
Aujourd’hui encore, filmer en Iran peut envoyer en prison. Mais être filmé, peut aussi conduire à être harcelé par le régime. Afin de protéger les témoins de ce documentaire, la réalisatrice Solène Chalvon-Fioriti, a eu recours à l’IA, une première pour un documentaire français. Au moyen de l’intelligence artificielle, qui permet d’anonymiser les visages tout en conservant leurs expressions, dont celui de Sarah, le film révèle ces bouleversements. Dans la sphère intime et dans l’espace public, chez les religieux comme chez les laïques.
Nous, jeunesse(s) d’Iran, dimanche 21 avril à 21h10 sur France 5