Méditerranée, l’odyssée pour la vie (France 2) – Tortues, thons… Comment survivent-ils dans cette mer envahie par les hommes ?

Publié le 12 avril 2022 à 14:02
BOREALES/FTV
Ils sont capables d’incroyables prouesses pour assurer leur subsistance et leur reproduction. Découverte de la tortue caouanne, de la cigogne blanche, du thon rouge et de l’hippocampe.

Un sens de l’orientation inné

Début septembre, dans le Sud de la France, une tortue caouanne est en route pour Kyparissia, en Grèce, à l’autre bout de la Méditerranée. Cette grande voyageuse va parcourir plus de 2000 kilomètres, en six mois, afin de pondre sur la plage qui l’a vue naître. Mais comment fait-elle pour s’orienter en pleine mer ? La tortue marine est très sensible au champ magnétique terrestre, qu’elle exploite pour se repérer. Une forme de GPS interne, qui lui permet de connaître sa position à tout moment…

Dur dur de faire son nid…

Chaque année, après avoir hiverné en Afrique, au sud du Sahara, des milliers de cigognes blanches reviennent en Europe dans leur zone de nidification. Parmi ces volatiles au long bec, un jeune mâle fait le voyage vers l’Espagne pour la première fois. Monsieur est célibataire et n’a qu’une obsession : trouver une femelle, qui lui donnera des petits. Mais, pour intéresser une demoiselle, il doit commencer par lui offrir un nid. En construire un rapidement est chose impossible : c’est un travail de longue haleine. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le couple de cigognes occupe toujours le même nid, qu’il entretient et défend. Que d’efforts, pour construire et protéger sa famille !

Un seigneur des mers très prisé

À l’instar de nombreuses espèces, le thon rouge effectue d’importantes migrations entre les eaux froides de l’Atlantique, où il se nourrit, et les eaux chaudes de la Méditerranée, où il se reproduit. Mais le voyage entre les deux est long et semé d’embûches. D’un côté, il y a les pêcheurs, qui le traquent depuis des milliers d’années. De l’autre, il y a les orques, qui, elles aussi, raffolent de sa chair tendre et dodue. Pour espérer échapper à leurs prédateurs, ces colosses pouvant dépasser les 600 kilos et les 3 mètres de long, nagent jour et nuit, et leur vitesse peut être de plus de 70 km/h ! Ce jour-là, ils étaient 3 000 en entrant dans la Méditerranée. Dans les eaux cristallines des Baléares, leur destination finale, seulement 300 thons donneront naissance à la nouvelle génération.

Une reproduction particulière

La grande particularité du mâle hippocampe, c’est qu’il porte ses petits pendant leur développement. La femelle introduit ses œufs dans la poche ventrale de son partenaire, et monsieur les fertilise avec son sperme. Quelques semaines plus tard, il donnera naissance à des centaines de petits hippocampes…

Méditerranée, l’odyssée pour la vie : mardi 12 avril à 21h10 sur France 2

Caty Dewanckèle

Par