
Quels enseignements gardez-vous de ces voyages ?
Nicky Doll : J’ai été touché de voir qu’en Inde, la transsexualité est très respectée, voire vénérée. Lorsqu’un bébé naît, sa famille fait parfois appel à une personne de cette communauté pour le bénir. Mais, paradoxalement, les trans ne sont pas bien intégrés dans la société ; ils ne peuvent être propriétaires de leur maison, et certains sont contraints au travail du sexe pour survivre.

Vous qui avez souffert, adolescent, vous êtes désormais très sollicité. Avez-vous pris votre revanche ?
À 1 000 % ! À l’école, je me suis fait traiter de tous les noms parce que j’étais efféminé ou maniéré. Mais j’ai toujours su que je ne devais pas m’excuser d’être ce que j’étais.
Est-ce facile de partager la vie d’une drag-queen ?
Je n’aimerais pas forcément avoir un rancard avec moi-même ! Je suis en permanence dans un avion ou à cogiter sur de nouveaux projets. Heureusement, dans ma vie, j’ai eu la chance d’avoir des partenaires compréhensifs.
Quels sont vos projets pour la rentrée ?
Je vais sortir un single qui s’intitulera Fashion Freak. Puis, à l’automne, je ferai la tournée de Drag Race France avec les drag de la saison 2. Et je vais peut-être faire mes premiers pas en tant qu’acteur dans une fiction.
Les Voyages de Nicky, mardi 29 août à 21h00 sur France 5