Une forêt pas si vierge
On a longtemps cru que la vaste forêt équatoriale d’Amazonie (5,5 millions de km2) avait été un territoire peuplé seulement de quelques tribus de chasseurs-cueilleurs, disséminées. Il n’en est rien. De récentes études archéologiques ont révélé une occupation beaucoup plus dense, par des populations sédentaires. Grâce à l’observation aérienne, des traces d’activités humaines et de champs cultivés ont été détectées. En étudiant l’étendue de ces terres exploitées, les scientifiques en ont conclu que la population amazonienne, en 1492, à l’arrivée des Européens, devait s’élever à 8 ou 9 millions d’individus. Cela corrobore le récit de l’Espagnol Francisco de Orellana, lequel fut le premier à explorer, en 1542, le fleuve Amazone, depuis sa source. Il évoque la présence d’agglomérations densément peuplées tout le long de son parcours.
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Des cultures raffinées
La découverte de nombreux fragments de céramiques et d’urnes funéraires anthropomorphiques de toute beauté indique que nous sommes en présence de civilisations élaborées, avec un ordre social et des formes de croyances animistes très complexes.
Des sociétés décimées
Que sont devenues ces populations ? Les chercheurs estiment qu’elles ont été en grande partie décimées par les maladies apportées par les conquérants européens, et par les persécutions que ces derniers leur ont infligées. Les survivants n’ont eu d’autre choix que de trouver refuge au fin fond de la forêt.
Les Civilisations oubliées de la forêt, samedi 12 novembre à 20h50 sur Arte
HACÈNE CHOUCHAOUI