C’est l’un des plus hauts faits d’armes de l’histoire militaire : en 480 av. J.-C., dans le défilé des Thermopyles, au centre de la Grèce, 300 guerriers spartiates, dirigés par leur chef Leonidas et aidés de 7 000 soldats grecs venus des cités voisines, résistent pendant trois jours aux 100 000 hommes de l’armée perse du roi Xerxès Ier. Mais quelle part de cette histoire épique est vraie ? Grâce aux reconstitutions en images de synthèse, à l’utilisation des dernières technologies satellites et aux fouilles effectuées sur le terrain, les archéologues n’ont jamais été aussi proches de connaître la vérité.
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Cet exploit n’a été rendu possible que grâce à la sophistication de l’armement grec, mais aussi aux qualités morales et mentales exceptionnelles du soldat spartiate, élevé dans une société très militarisée. Dès la puberté, les garçons subissent un rituel d’initiation cruel : fouettés jusqu’au sang, ils sont lâchés, pieds nus, dans la nature et doivent subvenir, seuls, à leurs besoins. À 20 ans, les jeunes gens sont des guerriers accomplis, prêts à sacrifier leur vie pour la cité. Face à l’armée perse, les Spartiates se battront jusqu’au dernier, mais leur sacrifice ne sera pas vain : il aura permis aux Grecs de préparer la contre-offensive, qui repoussera les envahisseurs. Une bataille homérique dont s’est inspirée le film 300 de Zack Snyder sortie en salles en 2006.
Les 300, la bataille des Thermopyles : jeudi 16 février à 21h00 sur France 5
Hacène Chouchaoui