Premier d’une portée de trois louveteaux, Scout, jeune mâle plein d’énergie, joueur et aventureux, ne peut encore subvenir lui-même à ses besoins et ses aînés veillent sur sa survie. Depuis l’entrée en vigueur de la convention de Berne (1982), qui protège les espèces menacées, et la chute du rideau de fer, qui fermait les frontières des pays de l’ancien bloc soviétique, les loups ont pu s’approprier de nouveaux territoires. Certains d’entre eux ont ainsi migré de l’ouest de la Pologne vers l’est de l’Allemagne. C’est là, dans une forêt exploitée par l’homme, que la famille de Scout a élu domicile. Les mois passant, le louveteau gagne en autonomie . Quand l’heure est venue pour lui de quitter sa meute pour fonder sa propre famille, Scout entreprend un éprouvant périple de 500 kilomètrres.
Le retour d’un animal quasiment éradiqué
Aujourd’hui, en Allemagne, la population des loups sauvages dépasse le millier d’individus. L’animal avait pourtant presque disparu de ce pays à la fin du XIXe siècle. Pour survivre, chaque meute nécessite un territoire de 200 km2.
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Les besoins d’un individu
Un loup doit manger de 4 kilos de viande fraîche, en moyenne, par jour, mais peut aussi se nourrir de fruits, comme le montre le documentaire. Scout découvre le goût des pommes, et ne déteste pas non plus les myrtilles et les mûres. Mais à tout prendre, il préfère la chair de castor. Encore faut-il pouvoir en attraper un !
La quête d’un nouveau territoire
À l’âge adulte, Scout va s’émanciper de sa meute et partir très loin, en direction de l’ouest de l’Europe, pour trouver une femelle et se reproduire. Les caméras de Cees Van Kempen vont le suivre sur plus de 500 kilomètres, jusqu’aux Pays-Bas, où il trouvera sa « dulcinée. » Un loup peut parcourir jusqu’à 70 kilomètres par jour.
Le Loup, un vagabond sans frontière