Dédale de pavillons, de temples, de cours, de jardins… la cité interdite a été édifiée il y a six cents ans par Yongle, troisième empereur de la dynastie Ming. Comment ce vaste palais richement orné a t-il été érigé ? Véritable prouesse architecturale, restée inaccessible pendant des siècles, la Cité Interdite révèle ici ses secrets.
Le plus vaste palais du monde…
Édifiée à Pékin entre 1406 et 1420 par l’empereur Yongle, de la dynastie Ming, la Cité interdite couvre 72 hectares (soit dix fois la taille de Versailles), ce qui en fait le plus grand complexe palatial du monde. Pendant cinq siècles, elle sera à la fois le centre administratif de l’Empire et la résidence du souverain.
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Résistance au séisme
Bâtie en bois, la Cité interdite a souvent été la proie des flammes. En revanche, elle a résisté à plus de 200 tremblements de terre, grâce à une technique architecturale ingénieuse. Les toits immenses ne reposent pas sur des murs, mais sur des poteaux non enterrés, posés sur des socles. Ceux-ci sont reliés à une charpente fixée par des tenons et des mortaises sans clous. Cet assemblage confère une grande flexibilité à la structure. Une expérience faite sur une maquette reproduite au 1/5e a montré que l’édifice était capable de supporter un séisme d’une magnitude de 10,1 sur l’échelle de Richter.
L’empereur jardinier
Vingt-quatre empereurs ont vécu dans la Cité interdite, en cinq cents ans. Le dernier d’entre eux, Puyi, destitué par les communistes, finira jardinier.
La Cité interdite révélée : samedi 20 août à 20h50 sur Arte
Hacène Chouchaoui