Gil Alma (Instinct animal) : « L’expédition s’est terminée avec mon cheval au fond d’un trou… »

Publié le 26 décembre 2023 à 9:33
© Adrien Bouchet - Martange
L’acteur et humoriste n’oubliera jamais son séjour en Namibie, où il a côtoyé de très près les grands animaux sauvages.

Quelque chose me dit qu’il n’a pas fallu insister bien longtemps pour vous convaincre de participer à cette émission… 

Gil Alma : C’est une expérience hors du commun, un voyage que l’on n’imagine même pas faire au cours d’une vie. J’ai demandé l’autorisation à mes deux fils, Sacha (14 ans, ndlr) et Charlie (11 ans), et j’y suis allé. L’aventure débute à pied, en plein désert du Namib, l’un des plus inhospitaliers au monde.

Que ressentez-vous à ce moment-là ? 

Une déconnexion totale. Cet imposant désert, l’un des plus vieux du monde, s’étend jusqu’à la mer. Et cette proximité des dunes avec l’océan offre un paysage à couper le souffle. C’est pur, c’est vierge, c’est complètement dingue. Je suis émerveillé… 

Petite parenthèse, est-ce bien vous que l’on voit tout nu, au milieu des dunes, dans le générique de présentation ? 

Qui voulez-vous que ce soit d’autre ? Un touriste du Cap d’Agde qui passe par là ? J’ignore ce qui me traverse l’esprit à cet instant. Nous sommes à la fin de l’expédition, je dois avoir le besoin de me lâcher. Je dis au cadreur : « Allume ton drone, je vais faire un délire. » Voilà comment je me suis retrouvé à courir à poil dans cet immense bac à sable. 

Pour découvrir la faune, vous marchez des heures quand, soudain, un troupeau d’éléphants se présente à 3 mètres de vous. Comment vivez-vous ce premier contact animal ? 

Je ne fais pas le malin. Tout de suite, je demande à Perrine Crosmary, l’experte de la faune sauvage qui nous accompagne, avec Diego Buñuel, si elle est sûre qu’on ne les dérange pas. Ces pachydermes avancent tout droit vers nous avec un éléphanteau. Je pense au danger. À mon grand étonnement, ils passent leur chemin sans la moindre agressivité. Me voilà rassuré. Je peux vivre l’instant présent et m’amuser du comportement du petit, âgé de quelques semaines.

Dans ce désert de 50 000 km2, vous avez la chance d’approcher deux rhinocéros noirs, des mammifères très farouches au caractère colérique. Pourquoi êtes-vous si ému à ce moment-là ? 

L’émission n’a pas été montée dans l’ordre où vous la découvrez. Ces colosses d’une tonne et demie chacun sont les premiers animaux que nous avons traqués avec un spécialiste du bush. Mais pour réussir à observer cette espèce imprévisible, nous avons dû respecter une procédure, à savoir se placer contre le vent, pour éviter qu’ils nous reniflent. Car s’ils sentent notre odeur, là, ils nous chargent et on est morts ! Face à eux, je ne rigole plus. Pire, je craque mon slip ! (Rires) 

Autre séquence forte du voyage, ce groupe de girafes qui vous acceptent au sein de leur tribu… 

Là aussi, il nous a fallu trouver un subterfuge pour les approcher dans le plus grand respect. L’astuce ? Avancer doucement vers elles à cheval, car cet animal ne représente aucun danger pour elles. Encore une scène inimaginable qui m’a profondément bouleversé. Et, pour la petite anecdote, l’expédition s’est terminée avec mon cheval au fond d’un trou. Il a chuté et moi avec. Pas de gros bobos, je vous rassure.   

Instinct animal, mardi 26 décembre à 21h10 sur France 2

Par
Caty Dewanckèle