Pour comprendre le travail des scientifiques de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, une scène de crime a été reconstituée à l’identique : un champ en Picardie, dans lequel une jeune fille a été découverte assassinée en 2002. A l’époque, les investigations scientifiques avaient duré trois ans et convoqué toutes les disciplines des sciences criminelles. Un véritable cas d’école que les experts de la gendarmerie ont repris pour les besoins du film. Ils ont reproduit ce que l’on ne voit jamais : les étapes techniques de l’enquête ainsi que les analyses en laboratoire qui ont permis de confondre le coupable…
Macabre découverte
Le 21 août 2002, un employé d’une entreprise de travaux publics découvre une camionnette blanche tachée de sang, stationnée sur un chemin, près de Villers-Bretonneux, dans la Somme. Les techniciens d’identification criminelle de la gendarmerie entrent alors en action et placent les indices sous scellés… Après avoir bougé le véhicule, ils découvrent le corps d’une femme.
Nombreux indices
Ce jour-là, près de 80 scellés ont été constitués sur la camionnette. À la fin de l’instruction, il y en aura plus de 1 500. « Il y a des années, nous avions tendance à tout prélever, explique Patrick Chilliard, expert dans l’affaire Dubuisson. Aujourd’hui, si un objet est situé à 3 mètres de haut et que, visiblement, personne ne l’a touché, ce ne sera pas la priorité. »
Nouvelle piste
Le 25 novembre 2002, l’arrestation de Jean-Paul Leconte dans une autre affaire relance les experts, qui patinent depuis trois mois. Mais l’empreinte relevée sur la ceinture de la camionnette n’est pas la sienne et l’on ne retrouve aucune trace de son ADN. Jusqu’à ce que les enquêteurs saisissent sa garde-robe pour identifier des fibres textiles potentiellement présentes sur la scène du crime…
Experts du crime : quand la science mène l’enquête, jeudi 22 juin à 21h00 sur France 5
THOMAS GAETNER