Que va-t-on découvrir dans ces nouvelles investigations ?
Marc de La Villardière : La manière dont se met en place la propagande de Vladimir Poutine en Russie. À la fois dans les médias, lors d’événements, mais aussi de façon plus étonnante dans des musées d’État à Moscou ou même via un parc d’attractions baptisé le Patriot Park.
Est-ce que cela a été difficile de tourner en Russie ?
Nous avons été parmi les derniers à obtenir des visas. Aujourd’hui, la Russie n’en délivre plus aux journalistes étrangers. Nous sommes restés un peu plus de deux semaines sur place. Nous avons subi un petit interrogatoire à notre arrivée. Mais, étonnamment, nous avons pu nous déplacer librement. Même au sein de la population, nous n’avons pas ressenti d’hostilité.
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Qu’est-ce qui vous a marqué durant votre enquête ?
En arrivant, on est loin de s’imaginer que l’on est dans un pays qui a déclenché une guerre contre son voisin ukrainien. Les restos sont bondés et les gens vont travailler. Il y a aussi le témoignage de cette mère qui a perdu son fils de 20 ans, mort au front. Je pensais que cette famille allait être critique à l’égard du pouvoir mais, en fait, pas du tout. Ils sont persuadés que le sacrifice de leur fils était nécessaire.
Votre père, Bernard de La Villardière, vous donne-t-il des conseils ?
Forcément. Mais il me répète surtout d’avoir une curiosité sans cesse en éveil.
Enquête exclusive : dimanche 26 juin à 23h15 sur M6
Interview Thomas Gaetner