De l’or dans les yeux (France 2) – Stéphanie Pillonca : « On apprend davantage des plus faibles que des puissants »

Publié le 3 avril 2024 à 13:44
CHRISTOPHE AUBERT
La réalisatrice a suivi trois jeunes en situation de handicap durant les Special Olympics, une compétition mondiale et inclusive.

Comment vous est venue l’idée de ce documentaire ? 

Stéphanie Pillonca : C’est Alexia Laroche-Joubert, que je connais depuis longtemps, qui m’a présenté le projet des Special Olympics, fondés par Eunice Kennedy Shriver (soeur de John Fitzgerald, ndlr) en 1968 et portés par sa soeur Rosemary, déficiente mentale. On a donc rencontré la délégation française, qui participait à l’édition 2023, à Berlin (Allemagne). Parmi les soixante-dix athlètes, nous avons choisi de nous intéresser à Coraline, Jordan et Sulayman. 

Pourquoi avez-vous suivi ces trois personnes en particulier ? 

J’aimais bien l’idée d’avoir des gens originaires de différentes villes de France (Cholet, Paris et Nice). C’est aussi une histoire d’autonomie, puisque la plupart d’entre eux n’ont jamais pris l’avion ou le train seuls, et loin de leur famille. C’est un extraordinaire défi . 

Vous avez consacré de nombreux documentaires (C’est toi que j’attendais…), série ou téléfilms (Handigang…) au handicap. Pourquoi ce thème vous touche-t-il autant ? 

On apprend davantage des plus faibles que des puissants. Notre société ne les valorise pas tellement, et cela m’a questionnée. J’éprouve une grande satisfaction personnelle à évoquer ces parcours, ces histoires compliquées, et ça vaut le coup de les mettre en lumière !

De l’or dans les yeux, mercredi 3 avril à 23h40 sur France 2

Par
Thomas Gaetner