Doué pour les langues
Né en 1790 à Figeac (Lot), benjamin d’une fratrie de cinq enfants, Jean-François Champollion démontre très tôt des capacités intellectuelles hors du commun. Il apprend à lire seul. Ses parents ne s’occupant pas de son instruction, c’est son frère, Jacques-Joseph, de douze ans son aîné, qui s’en charge.
L’appui de Joseph Fourier
En 1800, Jacques-Joseph, qui a trouvé un emploi à Grenoble, fait venir son frère auprès de lui. Impressionné par son don pour les langues anciennes, il le présente à son ami Joseph Fourier, préfet de l’Isère, mais surtout savant de renom, qui a participé à l’expédition en Égypte. Ce dernier lui obtient une bourse pour étudier les langues orientales à Paris.
La révélation de Saint-Roch
Pendant ses études, Jean-François rencontre, à l’église Saint-Roch, à Paris, un prêtre qui lui enseigne la liturgie copte, une langue morte issue de l’égyptien antique. Le jeune homme se met en tête de déchiffrer les hiéroglyphes. Il peut compter sur l’aide et les conseils de son frère. Le 14 septembre 1822, il parvient à décrypter la fameuse pierre de Rosette (stèle datant de l’époque ptolémaïque, écrite en grec, en copte démotique et en hiéroglyphes). Il peut alors annoncer à son aîné : « Je tiens mon affaire !»
Dans le secret des hiéroglyphes : les frères Champollion : samedi 10 septembre à 20h50 sur Arte
Hacène