Jamais les fils et filles de criminels n’avaient été punis au même titre que leurs parents : les enfants des djihadistes de Daech sont un cas d’école. Au printemps 2023, plus d’une centaine d’enfants survivent encore dans le dénuement et la violence des camps d’incarcération syriens…
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Combien sont-ils, ces enfants et adolescents français qui, depuis l’effondrement, en 2019, du califat créé par l’État islamique (Daech), grandissent dans des camps, parfois des prisons, situés à la frontière turco-syrienne, dans le Rojava, région contrôlée par des milices kurdes ? Quatre ans après un premier film, Daech, les enfants du soupçon (2019), Hélène Lam Trong y est retournée pour raconter ce que deviennent ceux dont les parents, français, ont combattu pour Daech. La France organise leur rapatriement au compte-goutte, malgré les injonctions de l’ONU. « C’est terrible, car on les rend responsables des choix de leurs parents », s’indigne Marie Dosé. Cette avocate a obtenu, en 2022, la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l’Homme, celle-ci considérant comme arbitraire le refus de la France de rapatrier des femmes et des enfants français prisonniers dans des camps du nord-est syrien. « S’ils restent exclus, alerte-t-elle, ce ne seront plus des fantômes, mais des monstres… »
Daech, les enfants fantômes, dimanche 2 avril à 20h55 sur France 5
FRÉDÉRICK RAPILLY