D-Day, 100 jours pour la liberté (TF1) – Retour sur le Débarquement des Alliés en Normandie : une journée en enfer

Publié le 6 juin 2024 à 10:33
© ZED PRODUCTIONS
Grâce à des images d’archives colorisées, ce documentaire nous replonge dans l’histoire du Débarquement en revenant notamment sur cette fameuse journée du 6 juin 1944, dont on célèbre les 80 ans.

LES JOURS D’AVANT 

« En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’il faut l’escorter d’un rempart de mensonges », disait Winston Churchill, le Premier ministre britannique. La diversion s’appelle Fortitude, une immense entreprise de désinformation. Juan Pujol Garcia, l’agent double au nom de code « Garbo », abreuve les Allemands d’informations fantaisistes. Des chars gonflables et des avions factices sont aussi positionnés près de Douvres afin de faire croire aux Allemands que le Débarquement se produira dans le Pas-de-Calais, côte la plus proche de l’Angleterre. Ainsi, le 3 juin, les soldats anglais, américains, canadiens et français embarquent dans les navires. Mais une tempête va les contraindre à rebrousser chemin… 

OPÉRATION OVERLORD 

À l’aube du 6 juin 1944, profitant de l’accalmie météorologique, l’opération Overlord est lancée par le commandant en chef, l’Américain Dwight D. Eisenhower. Des troupes aéroportées acheminent 20 000 tonnes de matériel et près de 20 000 bâtiments de guerre voguent vers les côtes françaises, soit la plus grande armada jamais rassemblée. « La Manche était recouverte de navires, témoigne un soldat débarquant à Omaha Beach. Vous auriez pu la traverser à pied en passant d’un navire à l’autre… » En rejoignant leurs barges de débarquement, les soldats tremblent. Puis, le déluge de feu s’abat sur eux et les bateaux. « Il n’y avait ni arbre, ni buisson, ni dune pour offrir une couverture. J’ai donc utilisé les corps de mes camarades tués… »

LES FRANÇAIS REVIENNENT 

Le commando français Kieffer débarque à Sword Beach, face à Ouistreham. « Nous sommes les premiers à poser les pieds sur le sable, raconte Léon Gautier. Voici la terre de France que nous avions quittée il y a quelques années. Elle tremble sous les coups de canons et les rafales de mitrailleuses. » Après plusieurs heures de combats, les Alliés prennent le dessus. Mais les Allemands croient encore à la diversion. À 10 heures du matin, Adolf Hitler est toujours persuadé que l’opération se fera bel et bien dans le Pas-de-Calais. Avant de décider d’envoyer des renforts à 14 h 30. 

ALLIÉS DES ALLIÉS 

Les Alliés bénéficient d’un atout majeur. La Résistance, qui attendait son heure depuis longtemps, est entrée en action. « J’ai foncé. J’ai laissé ma femme et mon fils de 2 mois. Personne n’aurait pu m’arrêter, explique un résistant normand. Je brûlais de me battre pour foutre en l’air l’occupant. » Malgré ses faibles moyens, l’armée des ombres réalise des milliers de sabotages pour enrayer l’arrivée des renforts allemands vers les côtes françaises. 

LE LONG DÉBUT DE LA FIN 

Le soir de ce « jour le plus long », les hommes du général Eisenhower ont pris le contrôle des plages. On compte 10 000 combattants tués, blessés ou disparus. L’état-major allié s’attendait à des pertes humaines plus importantes. Mais rien n’est encore gagné. En Allemagne, les actualités, mensongères, se veulent rassurantes. En France, les nouvelles du Débarquement se propagent grâce à la BBC, que de nombreux Français écoutent secrètement. Plusieurs villages normands sont repris petit à petit par les Alliés. Mais la bataille est encore longue… 

D-Day, 100 jours pour la liberté : la campagne de Normandie, jeudi 6 juin à 21h10 sur TF1

Par
Thomas Gaetner