Le déclencheur
Octobre 2019, à Wuhan (Chine), 10 000 militaires de 100 pays différents s’affrontent sportivement durant dix jours. Nombre d’entre eux rentrent en présentant les syndromes d’une forme sévère de grippe. Le 26 décembre, en Chine, des analyses en laboratoire révèlent l’émergence d’un coronavirus de la famille du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la plus dangereuse, qui avait frappé l’Asie en 2003.
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Le commencement
En 2017, Shi Zhengli, virologue chinoise formée en France, découvre, dans le sud de la Chine, des chauves-souris à l’origine du premier SRAS. Les échantillons sont stockés à Wuhan. Pour financer ses recherches, Zengli s’associe à Peter Daszak, un « aventurier » de la science à la tête de l’ONG américaine EcoHealth Alliance.
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Les apprentis sorciers
Ce duo manipule, en laboratoire, les virus prélevés, et mixe des pathogènes pour les rendre plus contagieux. Des expérimentations appelées « gains de fonction ». « Si un nouveau virus au risque pandémique augmenté s’échappe d’un laboratoire, intentionnellement ou non, puis pénètre dans la population humaine, ce virus artificiel peut mener au chaos, explique le microbiologiste américain Richard Ebright. Et c’est très facile pour un laborantin d’être contaminé. »
Covid, le secret des origines, dimanche 30 mars à 21h05 sur France 5