Une terre snobée
Au début du XXe siècle, la Corse fait figure de pays sous-développé, vue de Paris, comme le rappelle un témoin originaire de Migliacciaro, citant cette expression ancienne : « De la morue pour les Corses ! », et ajoutant, « à Paris, ils avaient du caviar, nous, nous n’avions que de la morue. On passait pour des sauvages ».
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Une vision particulière du tourisme
Dans les années 30, l’île commence à attirer la bourgeoisie du continent. François Ollandini, figure du secteur touristique corse, raconte l’expérience de son grand-père : « Il s’était fait l’avocat d’un tourisme pour tout le monde. N’hésitant pas à parler franc aux hôteliers, qui faisaient le boulot avec cette mentalité qu’on connaît encore aujourd’hui, chez certains : “Je suis là, tu paies et tu t’en vas.” »
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Une violence culturelle
Dans les années 70-80, l’émergence des partis autonomistes s’accompagne de violences politiques. Celles-ci sont aussi parfois prétexte à des vengeances personnelles, héritées de la vendetta. Après l’assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998, à Ajaccio, 50 000 personnes manifestent contre la violence, dans les rues d’Ajaccio et de Bastia.
Corse, l’épopée d’une île, mercredi 30 avril à 21h05 sur France 3