« C’était un moment très stressant » : Jean-Baptiste Marteau dévoile les coulisses d’une scène importante de son documentaire

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Capture d'écran - France 5
Le 28 octobre dernier, le documentaire de Jean-Baptiste Marteau, intitulé Homos en politique, le dire ou pas ? a été diffusé sur France 5. Et comme l’a récemment confié le journaliste, une scène a été très difficile à tourner…

Dans la soirée du 28 octobre dernier, les téléspectateurs de France 5 ont pu découvrir un documentaire inédit signé Renaud Saint-Cricq et Jean-Baptiste Marteau. Intitulé Homos en politique, le dire ou pas ?, cette réalisation proposait les témoignages de plusieurs personnalités politiques (à l’instar de Gabriel Attal, Jean-Philippe Tanguy ou encore Bertrand Delanoë). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public était au rendez-vous ce soir-là, puisque près de 704.000 téléspectateurs ont été recensés entre 21h08 et 22h37 (heure de fin de diffusion), précise Puremédias.

Jean-Baptiste Marteau : cette scène très stressante de son documentaire

Mais durant ce documentaire, les téléspectateurs ont ainsi pu découvrir une conversation faite entre le joker de Léa Salamé au 20 Heures de France 2, sa mère et sa grand-mère. Un entretien que Jean-Baptiste Marteau a eu beaucoup de mal à enregistrer. Pour cause, c’est à elles que le journaliste a fait son coming out il y a déjà plus de vingt ans. Enregistrer une telle scène était donc une étape difficile pour ce dernier. "C’était un moment très stressant. Je voulais confronter leurs regards, vingt ans après mon coming-out, voir comment elles avaient vécu ce moment-là. Je tenais à jouer cartes sur table, dire qui je suis et d’où je viens", a-t-il précisé à nos confrères. Un moment en famille qui a dû faire mouche auprès des téléspectateurs.

Jean-Baptiste Marteau revient sur les intervenants de son documentaire

S’il a diffusé une poignée de témoignages de politiques dans son documentaire, Jean-Baptiste Marteau a pourtant eu beaucoup de mal à convaincre ses intervenants. C’est du moins ce qu’il a expliqué le 28 octobre dernier, lors de son passage sur les ondes de France Inter. "Il a fallu les convaincre. Ça prend du temps, parce que c’est quelque chose d’extrêmement personnel. Même en 2025, ce n’est pas facile ! Dire ouvertement ‘je suis homosexuel’ quand on est un élu de la république, ou quand on est candidat, c’est prendre un risque", a-t-il rappelé. Et comme il l’a rappelé ensuite, "plus de 34 % des Français se diraient gênés à l’idée de voter pour un candidat ouvertement homosexuel à la présidentielle". Une statistique inquiétante à ses yeux. "C’est donc un risque pour eux : ils n’ont pas grand-chose à gagner, des coups supplémentaires à prendre, donc il a fallu les convaincre", a-t-il ajouté.

Par
Léandro Carvalho