Erreur sur la personne
Répulsion, de Polanski, ou Belle de jour, de Buñuel, l’ont inscrite comme une nouvelle blonde hitchcockienne : un pur fantasme réducteur. Jacques Demy, qui lui a « fait découvrir et aimer le cinéma », puis François Truffaut, qui aimait « sa virilité », ont déchiré ce cliché. Deneuve est inclassable, éclectique, audacieuse à l’image du cinéma pluriel qui compose sa filmographie.
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Instinct du jeu
Tous les cinéastes évoquent sa liberté de jeu. Deneuve n’a pas suivi de formation classique. Refuse de trop préparer ses rôles : « Je suis pour l’intensité de la situation au moment où on la tourne. » L’actrice aime avant tout se surprendre. Selon André Téchiné, « son frère de cinéma » : « Elle trouve sa vérité dans l’instant de la prise. Avec Catherine, on ne sait jamais ce qui va se produire… »
Icône : non merci !
Elle déteste le terme : pas question d’être statufiée ! Sur un plateau, Deneuve est proche de tous : « Les films sont des morceaux de vie que l’on vit ensemble. » Pour le réalisateur Benoît Jacquot, « c’est une très bonne camarade ». Rod Paradot, qui a débuté à ses côtés dans La Tête haute, confirme : « Catherine m’a aidé par sa bienveillance et m’a donné envie de faire du cinéma et de continuer. »
Catherine Deneuve, à son image, dimanche 22 octobre à 22h40 sur Arte