Les fruits et les légumes bio seraient meilleurs pour la santé, parce que débarrassés de tout pesticide, et donc un peu plus cher. Sauf que bio ne signifie pas sans pesticide. Des centaines de produits d’origine naturelle sont autorisés en agriculture biologique pour les traitements. Et tous ne sont pas sans danger. Comme le BT, l’insecticide le plus utilisé en bio, ou le spinosad. Après la diffusion de l’enquête de François Cardona, Élise Lucet propose un grand débat…
À lire également
Des insecticides pas très nets
L’émission le découvre : des centaines de produits d’origine naturelle sont autorisés en agriculture bio, dont le Bt et le Spinosad. Selon plusieurs études récentes, le premier ne serait pas sans danger, impliqué dans des cas d’intoxications alimentaires. Quant au second, redoutable neurotoxique tueur d’abeilles, il est soupçonné d’être un perturbateur endocrinien pour l’Homme.
À lire également
Élise Lucet (Cash investigation) : « Courir derrière des PDG, moi aussi j’en ai marre »
Des contrôles trop relax
Qui contrôle les agriculteurs bio ? En France, c’est l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao). Mais ce dernier délègue à des entreprises privées (onze en tout), dites aussi organismes certificateurs, délivrant le fameux label bio AB. Selon l’enquête des journalistes, certaines semblent peu exigeantes sur la qualité. Un exemple ? Pas plus de 4h20 pour faire un audit chez un agriculteur bio.
Un biopesticide pas si bio
Au Kenya, l’équipe de journalistes découvre que les cultivateurs de pyrèthre, une fleur servant de pesticide dans le jardinage bio en France, utilisent régulièrement des pesticides contenant du phosphore, donc de synthèse, pour protéger leurs champs. Paradoxal, non ?
Cash investigation, mardi 6 juin à 21h10 sur France 2
FFRRÉDÉRICK RAPILLY