Un paradoxe
Avec 33 litres par an, le consommateur de bière français reste en queue de peloton des Européens. En revanche, la France est le seul pays du continent où le nombre de brasseries continue de progresser : 2 500 aujourd’hui contre une cinquantaine seulement il y a vingt ans.
Le boom de l’artisanale
65 % des bouteilles sont distribuées en grandes surfaces, où la vente de bières locales et artisanales a augmenté de près de 40 % en dix ans. Le « top » ? l’India Pale Ale (IPA), fruit d’une vieille recette anglaise relancée par les États-Unis. La France a succombé à cette mode, qui encourage les brasseurs à faire preuve de créativité, comme l’explique Henry Motte, jeune héritier d’une brasserie d’Armentières (Nord) : « Le champ des possibles est immense, avec des aliments que l’on n’imaginait pas du tout dans la bière. »
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Le houblon, un produit en or
La filière du houblon alsacien (95 % de la production française) a failli disparaître il y a une dizaine d’années, en raison du retrait de son principal client américain, Budweiser. Elle s’est refait une santé grâce à son ouverture aux brasseries artisanales et aux nouvelles demandes. En 2021, l’ingrédient phare de la bière rapportait 13 000 euros par hectare.
Une boisson bénite
L’abbaye bénédictine Saint-Wandrille, en Normandie, est le seul monastère produisant sa propre bière, une première depuis cinquante ans ! En effet, contrairement aux trappistes belges, les frères refusent ici de déléguer ce travail : « On brasse pour vivre. On ne vit pas pour brasser. »
Bière, la pression monte, mardi 20 juin à 21h00 sur France 5
FRÉDÉRIC LOHÉZIC