Un parcours sanglant
Né en 63 avant J.-C., Caius Octavius perd son père à 5 ans. Jules César, son grand-oncle, l’adopte. En 44, alors en Grèce, il apprend l’assassinat de celui-ci. Il rentre à Rome et s’associe à deux généraux romains, Marc-Antoine et Lépide, avec lesquels il forme un triumvirat (pouvoir tricéphale). Les semaines suivantes, il fait exécuter plus de 300 opposants, dont Cicéron. Pendant douze ans, sous prétexte de défendre la République, Caius se débarrasse de ses adversaires, un à un. Il ne lui reste plus qu’à éliminer Marc-Antoine et Cléopâtre. C’est chose faite en 31 après la bataille navale d’Actium. Les deux amants se suicident tour à tour pour éviter le déshonneur d’une exécution.
Empereur à 36 ans
En 28 avant J.-C., le sénat, reconnaissant du rétablissement de la paix civile, le nomme Princeps (Premier des sénateurs). Un an après, on lui décerne le titre d’Augustus (le majestueux). Il devient César Auguste, détenant les pouvoirs militaires, civils et politiques.
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Un souverain éclairé et bâtisseur
« J’ai trouvé une Rome de briques et laissé une Rome de marbre », se vante-t-il. Homme cultivé et soucieux du développement de l’Empire, il entreprend une oeuvre de bâtisseur. Son règne, qui s’achève en 14 après J.-C., sera appelé « siècle d’Auguste ».
Auguste, l’Empire entre guerre et paix : samedi 7 mai à 20h50 sur Arte
Hacène Chouchaoui