Du Grand Nord canadien à la pointe sud du Chili, en passant par le sud des États-Unis, le centre du Mexique et le Mato Grosso brésilien, de nouvelles découvertes archéologiques concordantes, mais encore controversées, ont fait émerger dans l’archéologie de la préhistoire américaine un nouveau paradigme : l’apparition des premiers humains sur le continent pourrait remonter à près de 30 000 ans avant notre ère, soit environ 15 000 ans plus tôt que la thèse communément admise et enseignée…
À lire également
Kromdraai, à la découverte du premier humain (France 5) : Les origines de l’humanité décryptées ?
Pour la majorité des archéologues, le peuplement de l’Amérique remonterait à 13 000 ans. Des populations de chasseurs-cueilleurs, suivant leurs proies, seraient venues de Sibérie, en passant à pied par le détroit de Béring, alors recouvert de glace. Mais au Brésil, sur le site de Santa Elina, un couple d’archéologues franco-brésilien, Denis et Agueda Vilhena Vialou, ont découvert des petits os d’un animal aujourd’hui disparu, le paresseux géant. Et ceux-ci sont taillés et troués comme s’ils avaient été utilisés par des humains pour réaliser des bijoux. Selon les méthodes de datation, ces objets datent de 27 000 ans. Ce qui signifierait que les premiers Américains seraient arrivés bien plus tôt que l’on ne croyait. De quoi agiter la communauté scientifique, qui se demande maintenant si ces hommes sont aussi venus à pied par le détroit de Béring ou s’ils sont arrivés en Amérique par l’océan Pacifique, en radeau ou en pirogue…
Amérique : la nouvelle histoire des premiers hommes : samedi 25 février à 20h50 sur Arte
FRÉDÉRICK RAPILLY