Sauvé par le théâtre
« Rescapé du Bronx », c’est ainsi que se voit Al Pacino, né en 1940 dans ce district pauvre de New York. En 1992, il reçoit son premier Oscar (à la septième nomination !) pour Le Temps d’un week-end. Sur scène, il évoque, les larmes au bord des mots, le quartier de son enfance où, suivant sa mère, ouvreuse de cinéma, il a appris à jouer en imitant, dès ses 4 ans, les stars de l’écran. Il se shoote à Shakespeare, quand ses amis meurent d’overdose.
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Alcool, gloire et démons
En 1972, quatre ans après sa première apparition dans la série NYPD et une performance sidérante de vérité dans Panique à Needle Park, Coppola l’impose dans Le Parrain, contre l’avis de la Paramount. Le soir de la première triomphale, Al s’enfuit et se saoule : « Jouer était vital pour moi, mais le succès me faisait peur. » Il bascule dans une spirale dépressive contre laquelle il se battra longtemps.
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Un modèle
Début des seventies, les rôles cultes s’enchaînent : Serpico, Un après-midi de chien… Pacino devient un objet d’imitation pour un groupe d’acteurs italo-américains auxquels il a ouvert la voie pour conquérir Hollywood. Travolta, De Niro, Stallone lui doivent beaucoup. Et tant d’autres depuis !
Al Pacino, le Bronx et la Fureur, dimanche 14 mai à 22h35 sur Arte
Julien Barcilon