1er janvier 1942. La guerre est désormais mondiale. Personne n’est épargné. A Berlin, toutefois, les habitants du IIIe Reich continuent de jouir de conditions de vie bien meilleures qu’ailleurs en Europe. Soucieuse de se conformer au modèle imposé par le régime, Lilly, épouse d’un soldat, confie sa mélancolie à son journal et décide de pimenter son quotidien de femme esseulée. Les Etats-Unis viennent d’entrer dans le conflit. Alleta Sullivan laisse ses cinq garçons partir combattre les Japonais. Que deviendront-ils ? Loin de ces angoisses, Peggy, elle, voit d’abord la guerre comme la promesse d’un travail stable. En Pologne, Mordechai découvre la réalité cachée du programme nazi : il est désigné pour enterrer les corps dans un camp d’extermination…
La voix d’Anna Mouglalis
Avec ce même timbre grave qu’avait Jeanne Moreau, sa voix hypnotique nous guide. On n’est pas dans Le Tourbillon de la vie (air de Jules et Jim, de Truffaut, sur une amitié franco-allemande), mais on plonge dans celui de la mort et de la désolation.
Des témoignages poignants
Ils sont anglais, allemands, tchécoslovaques, singapouriens, américains, japonais, polonais : de jeunes recrues, parfois même des enfants, des mères de famille, des épouses, des fiancées… Leurs lettres, leurs carnets intimes livrent, parfois en toute innocence, de manière poétique ou avec des mots simples et sincères, leur quotidien, leurs inquiétudes et leurs espoirs. D’autres, comme Lina, l’épouse du nazi Reinhard Heydrich, font preuve d’un cynisme brutal et cruel.
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Des images fortes
L’image d’archive, cet « oeil vivant du passé », accompagne la lecture de ces écrits. Aux scènes d’une insoutenable cruauté, comme des exécutions de masse sur le front de l’Est, succèdent les images d’ouvrières américaines, heureuses d’avoir trouvé du travail après les années de dépression. Ainsi va la vie, le malheur des uns faisant le bonheur des autres.
1942 : un monde en guerre, mardi 28 février à 20h50 sur Arte
HACÈNE CHOUCHAOU