La bataille des matinales fait rage sur la télévision française. Depuis son lancement en janvier 2024, Bonjour ! a réussi à se faire une place face à Télématin et aux chaines d’information en continu. Le lundi 16 juin dernier, l’émission présentée par Bruce Toussaint a même réalisé un record en réunissant 395 000 téléspectateurs selon Médiamétrie. En face, Flavie Flament et Julien Arnaud rassemblaient 589 000 personnes. Ainsi, Bonjour ! se rapproche petit à petit de son concurrent direct. Pour rappel, Télématin a réuni en moyenne 651 000 téléspectateurs entre le 16 septembre et le 16 juin 2025, tandis que Bonjour réveillait 307 000 personnes sur la même période mesurée.
Thierry Beccaro évoque la baisse des audiences de Télématin
Ce vendredi 20 juin, Thierry Beccaro était présent sur le plateau du Buzz TV pour parler de la pièce de théâtre L’amour à la menthe, adaptée de son livre Je suis né à 17 ans où il révélait avoir été battu enfant. Au cours de l’entretien, l’ex-animateur de Motus a été invité à se prononcer sur la baisse des audiences de Télématin, lui qui a remplacé William Leymergie pendant 29 saisons entre 1987 et 2016 : "Je ne la regarde que très peu, parce que je n’ai plus les mêmes horaires. Mais de temps en temps, ça m’arrive", déclare dans un premier temps l’homme aujourd’hui âgé de 68 ans.
"Vous traversez l’écran, ou vous ne le traversez pas"
Par la suite, Thierry Beccaro a livré sa propre du léger déclin que connaît Télématin : "Je crois qu’il y a le temps qui passe, les chaînes se multiplient, il y a une volonté de faire une émission journalistique…" L’animateur et comédien a ainsi partagé sa vision du matinalier, qui doit être plus que jamais proche du téléspectateur selon lui : "Vous savez, réveiller les gens le matin c’est une mission incroyable, formidable. Vous ne pouvez pas présenter Télématin comme si ce n’était qu’une ligne de plus sur votre CV. Ça ne marche pas comme ça. Il faut que quand vous dites ‘bonjour’ aux téléspectateurs, quand vous leur souhaitez un bon petit déjeuner, il faut que les personnes vous disent : ‘Quand vous me dites ça, j’ai l’impression que vous me parlez.’ Ça ne s’explique pas. Vous traversez l’écran, ou vous ne le traversez pas."