Le youtubeur Papacito fait à nouveau l’actualité et encore une fois, pour d’obscures raisons. En effet, ce dimanche 19 juin, le célèbre vidéaste d’extrême-droite a publié une vidéo dans laquelle il a assuré vouloir "avoir une discussion" avec Pierre Plottu, journaliste de Libération, en cas "d’effondrement". "Quoi qu’il arrive, quel que soit le plan, j’ai cette discussion à avoir. Je vais faire les 2.000 bornes qui nous séparent de son domicile en criant son nom toutes les trois secondes", a-t-il lancé dans cette vidéo filmée depuis sa voiture. "Plottu, j’arrive ! Bien sûr, avec de l’équipement et tout… Pour avoir une discussion ! Attention, rien de violent !", a-t-il assuré. Malgré l’assurance que ses intentions étaient pacifiques, la méthode a choqué dans les couloirs de nos confrères de Libération. Dans un communiqué diffusé sur son site, la "société des journalistes et des personnels de Libération (SJPL) et direction du journal" ont exprimé leur "solidarité avec Pierre face à ces menaces inacceptables". Ils ont condamné "très fermement la banalisation de propos violents venus de l’extrême droite".
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"Ce n’est pas non plus la première fois que les contenus diffusés sur son compte visent des journalistes de Libération, et notamment Pierre Plottu", a regretté le quotidien français. "Pierre Plottu suit l’extrême droite, notamment ses pendants numériques les plus violents et décomplexés, pour Libération aux côtés de son confrère Maxime Macé. Ces deux journalistes sont régulièrement la cible de menaces, de la part de figures de l’extrême droite. Ces prises de paroles scandaleuses sont toujours accompagnées de torrents d’insultes et de menaces qui visent nos journalistes sur les réseaux sociaux", a poursuivi Libération dans son communiqué. Papacito était devenu célèbre auprès du grand public il y a un an, lorsqu’il avait posté une vidéo dans laquelle il mettait en scène la mort fictive d’un électeur de La France insoumise. Une enquête pour "provocation publique non suivie d’effet à la commission d’atteintes à la vie" avait été ouverte par le parquet de Paris à la suite d’une plainte de Jean-Luc Mélenchon.
L.C