Les sifflets à l’encontre de Lionel Messi ne passent pas pour Pascal Praud. Dimanche, l’Argentin a été particulièrement pris à parti par le Parc des Princes. Les supporters du PSG ne digèrent effectivement pas la récente élimination de Paris contre le Real Madrid en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Par conséquent, le septuple Ballon d’Or, qui symbolise entre autres le projet sportif des dirigeants du club francilien, a été hué à chacune de ses prises de balle durant la totalité du match contre Bordeaux. Et pour Pascal Praud, la colère des supporters parisiens pourrait traduire un problème bien plus profond que le football.
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Ainsi, avant de débuter l’émission "L’heure des Pros" diffusée ce lundi 14 mars sur CNews, Pascal Praud a pris la parole afin de partager un édito surprenant : "Lionel Messi sifflé à chaque fois qu’il touche le ballon sur la pelouse du Parc des Princes hier par ses supporters. Je sais, je devine ce que vous pensez. La guerre sévit à 2000 kilomètres de Paris et je vous parle des sifflets qui ont accompagné la sortie d’un milliardaire en short qui est apparu au bout de sa vie car les Ultras parisiens ne l’aiment pas. Vous avez raison sans doute sauf que ces sifflets traduisent l’époque."
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Le célèbre journaliste a ensuite surenchéri en tentant une analogie entre la polémique sur les sifflets contre Lionel Messi et certains problèmes de la société française : "Les stars ont la vie dure. L’époque est à couper des têtes. Les piédestaux tremblent : Messi, sept fois Ballon d’Or, Messi dans le trio du meilleur footballeur du monde de tous les temps, Messi bouc émissaire d’un après-midi de printemps, hué, malmené comme un junior sans carte de visite. Le passé n’existe pas, le respect du palmarès ne compte plus. À Paris ou à Bastia, sur un terrain ou sur des ronds-points, la colère est là. La politesse, la courtoisie, les égards appartiennent au monde d’avant. Le peuple recule, la foule avance, les supporters du PSG annoncent-ils des sans-culottes de demain ? C’est une révolte ? Non sire, c’est une révolution !"
Benoît Lesueur