Le mardi 23 décembre dernier, Pascal Praud est reparti en croisade contre le service public dans son émission L’heure des pros diffusée sur CNEWS et Europe 1, en ciblant cette fois une émission célèbre en particulier…
Pascal Praud demande des comptes à C à Vous, Patrick Cohen et France Télévisions
C’est le talk show quotidien d’Anne-Élisabeth Lemoine, ainsi que son chroniqueur impliqué dans l’affaire Legrand, qui se sont retrouvés dans le collimateur du présentateur du groupe Canal+ : "Je veux savoir combien l’émission C à Vous est facturée. J’ai le droit ou pas ? Je veux savoir combien M. Cohen touche de Mediawan, puisque c’est un contrat Mediawan/ France Télévisions. Je veux savoir (…) C’est notre argent. 4 milliards ! J’ai le droit ou pas ? Non mais je pose la question ! Est-ce que j’ai le droit de savoir ? Parce que M. Cohen a dit c’est de l’argent privé. C’est pas du tout de l’argent privé ! Mediawan est une société privée mais elle signe avec le service public, donc je veux savoir combien cette mission est facturée. Et je pense qu’elle est facturée assez cher. Et qu’en fait, on se beurre les tartines ! Il faut dire les choses ! (…) Ils ont la trouille ! Parce que quand on va commencer à voir les contrats… ils ont la trouille !".
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Stéphane Sitbon-Gomez (France Télévisions) riposte et tacle les "stars des chaînes privées"
Pascal Praud va-t-il obtenir les informations qu’il demande ? Stéphane Sitbon-Gomez, le directeur des programmes et de l’information à France Télévisions, a répondu à cette question ce lundi 29 septembre dans Le Parisien : "Les rémunérations au sein de France Télévisions, y compris celles des talents à l’antenne, sont encadrées et transparentes avec nos tutelles. On ne les met pas sur la place publique par respect du secret des affaires et de la vie privée. Certains animateurs du métier seraient d’ailleurs surpris de voir l’écart entre les salaires du service public et ceux des stars des chaînes privées…". Alors que France Télévisions est dans le viseur de la Cour des comptes, Stéphane Sitbon-Gomez garde son optimisme : "Je perçois cette commission comme une opportunité d’apporter la preuve du danger de sa privatisation". Avec une baisse de 60 millions d’euros dans son budget cette année, de nombreux changements sont attendus : "Tous les genres seront touchés, sans exception: sport, fiction, documentaire, cinéma, flux : info, magazines, divertissement…".