« Le système de soins devrait tenir » lors de cette 7ème vague de Covid, estime Jean-François Delfraissy

Publié le 11 juillet 2022 à 10:17
France Inter
Invité sur France Inter ce lundi 11 juillet, le président du Conseil scientifique s’est montré rassurant quant à la capacité du système hospitalier à résister à la 7ème vague de Covid-19.

C’est un message rassurant qu’a tenu à délivrer le président du Conseil scientifique ce lundi 11 juillet. Invité sur les antennes de France Inter, Jean-François Delfraissy a affirmé que "l’hôpital devrait tenir". "On a affaire à un sous-variant bien plus transmissible, mais qui n’est pas plus sévère", a rappelé le spécialiste de l’immunologie. Cette septième vague pourrait d’ailleurs bientôt ralentir, si l’on en croit le chercheur : "Les dernières données suggèrent qu’il y a un ralentissement qui est en train de se produire en région parisienne, celle qui initialement était la plus touchée par la vague de BA.5. Ce qui laisse suggérer qu’on pourrait atteindre un pic dans cette région d’ici la semaine prochaine", a-t-il affirmé.

Le président du Conseil scientifique, qui se base sur les données d’autres zones touchées par le virus, juge que la propagation de cette nouvelle vague ne devrait pas trop affecter notre système de soins : "On a l’impression, en voyant également les données du Portugal, de la Martinique et d’autres pays européens, que la vitesse d’accélération est en train de baisser. On va avoir un impact sur le système de soins fin juillet, mais qui pourra être maîtrisé (…) Il va y avoir de la tension sur l’hôpital mais je ne pense pas qu’il y aura autre chose que de la tension. Le système de soins devrait tenir pendant cette vague", a-t-il estimé.

Invité à donner son avis concernant le port du masque, Jean-François Delfraissy pense que son obligation ne serait pas forcément pertinente, puisque la vague est d’ores et déjà bien installée. "On est plutôt dans le symbolique", a précisé le médecin. Il a conclu son intervention en appelant toutefois les "personnes les plus à risques et les plus âgées" à faire leur quatrième dose puisque, selon lui, la vaccination "protège des formes sévères et des formes graves". 

L.C

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