C’est une réforme qui était autant attendue par certains que redoutée par d’autres. Dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 août, la Sénat a officiellement voté, après un long débat, la suppression de la redevance TV, proposée dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat. La proposition a été adoptée avec 196 voix contre 147, lors de l’examen en première lecture du projet de loi de finances rectificative pour 2022, rapportent nos confrères du Parisien. Rima Abdul Malak, la ministre de la Culture, a fait part de "la volonté du gouvernement de proposer la prolongation d’un an des contrats d’objectifs et de moyens des entreprises de l’audiovisuel public" afin "de prendre le temps nécessaire pour bâtir ensemble la feuille de route de l’audiovisuel public".
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Cette mesure devrait, à court terme, permettre de redonner du pouvoir d’achat aux Français, qui déboursaient, pour cette année, 138 euros en métropole et 88 euros outremer pour la redevance. La redevance permettait de rapporter 3,2 milliards d’euros sur les 3,8 milliards nécessaires à l’audiovisuel public. La suppression de cette taxe était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Reste désormais, et c’est la grande inquiétude d’une partie des salariés du secteur, à savoir comment financer l’audiovisuel public. Le texte voté au Sénat prévoit, d’après BFMTV, de prélever "une fraction" de la TVA, d’un montant qui devrait avoisiner les 3,8 milliards d’euros pour "répondre aux inquiétudes sur son financement".
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"Nous sommes d’accord pour supprimer la redevance, la question est comment nous allons financer demain l’audiovisuel public", s’est interrogé lors des débats Laurent Lafon, président centriste de la commission de la Culture, dont le groupe souhaitait le report de la suppression de la redevance d’une année. Les groupes de gauche se sont opposés à cette mesure et reprochent au gouvernement de "créer les conditions de l’affaiblissement" de l’audiovisuel public, comme l’a expliqué David Assouline, sénateur socialiste.
L.C