Sa parole a forcément un certain poids mais elle n’est peut-être pas très objective. Le fondateur de Netflix, le plus gros service de streaming au monde, Reed Hastings de son nom, a fait parler de lui cette semaine. L’entrepreneur de 61 ans, qui a cofondé la plateforme en 1997 avec Marc Randolph, a pris la parole en marge de la présentation des résultats trimestriels de son groupe.
Si ceux-ci ne sont pas bons, puisque Netflix a connu une perte sans précédent de 970 000 abonnés lors des trois derniers mois, Reed Hastings pense tout de même que le streaming est l’avenir du petit écran. "C’est très clairement la fin de la télévision linéaire au cours des 5 ou 10 prochaines années", estime-t-il avec confiance. L’ère des programmes TV où les téléspectateurs doivent être à l’heure pour ne pas rater leur film ou leur émission est presque révolue selon lui.
"Aux États-Unis, qui est l’un des marchés les plus compétitifs au monde, nous avons attiré plus d’audience télé que toute autre chaîne classique au cours de la saison télévisée 2021-22. Notre audience correspond même presque au total combiné des deux réseaux de diffusion les plus regardés d’Amérique. Et, comme Nielsen l’annoncera jeudi, notre part d’audience à la télévision américaine a atteint un niveau record de 7,7% en juin (contre 6,6% en juin 2021), démontrant notre capacité à augmenter notre part d’engagement alors que nous continuer à améliorer notre service", poursuit Hastings en ce sens lors d’une lettre envoyée aux grands actionnaires.
Pour pallier à sa perte d’abonnés, Netflix va proposer en 2023 un service moins cher pour attirer de nouveaux clients mais avec de la pub incorporée. Une initiative qui devrait mettre à mal les chaînes de télévision.
Thibaut Falconnat