C’est une émission qui a changé à jamais la vie de Laurence Boccolini. En 2001, l’animatrice débarque à la tête du Maillon faible sur TF1. À l’époque, le jeu est perçu comme une véritable révolution au sein du paysage audiovisuel français, notamment en raison de la mécanique de l’émission et du ton cassant employé Laurence Boccolini avec les candidats. Un rôle qui était imposé à tous les présentateurs qui étaient aux commandes du Maillon faible à travers le monde. Si les téléspectateurs étaient friands de la répartie cinglante de son animatrice en France, une certaine partie du public ne parvenait pas à distinguer la réalité de la fiction…
Laurence Boccolini insultée pendant des années
Ce dimanche 15 février, la youtubeuse Shera a publié un nouveau numéro de son podcast Bip Sonore où elle recevait Laurence Boccoloni. L’occasion pour cette dernière de revenir sur ses années passées à la tête du Maillon faible sur TF1. Une notoriété qui était difficile à gérer au quotidien pour la native de Versailles, victime d’insultes et de traitements haineux à répétition : "Il faut imaginer, on est en 2001. Les gens n’ont jamais vu un jeu déjà avec une animatrice qui ne ressemble pas aux autres animatrices. Ils se sont dits : ‘Elle est moche’. Il y a avait des couvertures de journaux avec écrit « La chienne de Buchenwald », déguisée en porc. Il n’y avait pas les réseaux sociaux à l’époque mais c’était dur, hyper trash. Je n’étais pas dans les normes de la beauté et en plus j’envoyais péter les candidats !"
"Les gens me hurlaient dessus dans les magasins"
"Les gens, dans la rue, ils me traitaient de tous les noms, on me cassait mon portail", poursuit Laurence Boccolini, dont l’intégrité physique a même été directement visée. "On m’a servi un jour un café dans un restaurant avec du piment et de la javel dedans. La marque du restaurant a dû s’excuser en disant : ‘On vous offre deux repas gratuits. C’était très dur de sortir. Je sortais avec une casquette. Les gens me hurlaient dessus dans les magasins. C’était très dur."