La réaction sans filtre de Christine Kelly sur la fermeture de C8 : « C’est un coup de massue « 

Publié le 3 septembre 2024 à 10:02
Buzz TV
À la suite de la décision de l'Arcom de ne pas renouveler la fréquence de C8, Christine Kelly, présentatrice pour le groupe Canal+ après avoir travaillé pour le gendarme de l'audiovisuel, a fait part de sa colère.

Ce fut l’un des tremblements de terre de l’été. Le 24 juillet dernier, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique a pris la décision de ne pas renouveler les fréquences TNT de C8 et NRJ12. La chaîne du groupe Canal+ est notamment pointée du doigt pour ses dettes et ses amendes à répétition, 7,6 millions d’euros en huit ans. Par conséquent, ces deux chaînes disparaîtront le 28 février 2025.

Ce lundi 2 septembre, Christine Kelly était invitée sur le plateau du Buzz TV. L’occasion pour l’ex-membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, aujourd’hui Arcom, ndlr) de réagir à la fermeture annoncée de C8 : "C’est un coup de massue pour tout être humain qui se respecte. Même Yann Barthès, qui est en concurrence, dit que c’est quelque chose d’inédit et qu’il est très triste ! Il faut de la concurrence, c’est important dans l’audiovisuel. Qui dit concurrence, dit une liberté de choix pour le téléspectateur. Si en amont, on enlève au téléspectateur la possibilité de choisir entre Yann Barthès et Cyril Hanouna, et « qu’on impose une émission », ça devient problématique. C8 était la première chaîne de la TNT, qui a mis vingt ans à se construire pour grandir et trouver son public, à avoir une adhésion."

Christine Kelly en colère face à la fermeture de C8

Christine Kelly a surtout exprimé sa colère vis-à-vis de la situation des salariés de C8 : "On ne parle pas assez suffisamment des 300 collaborateurs", a lancé la présentatrice de CNews, avant de faire une comparaison avec le service public. "Quand on parle de privatiser France Télévisions, on dit que 17 000 salariés seront sur le carreau. Qui va s’inquiéter des 300 collaborateurs de C8 ? Imaginez aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire et vous ne savez pas si en février vous aurez un emploi. Qu’est-ce que vous allez donner à manger à votre enfant ? Est-ce que vous allez partir en vacances ? Voilà la question que tous ces 300 collaborateurs se posent. Il y a de grandes questions à se poser, outre évidemment, celle de la liberté d’expression en France qui, je pense, est largement menacé."

Alors qu’elle a appartenu au CSA pendant six ans, Christine Kelly a assuré que jamais elle n’aurait pris la décision de fermer une chaîne de l’ampleur de C8 : "L’Arcom a l’habitude de supprimer des chaînes, mais des chaînes qui ne sont pas regardées. Lorsque j’étais au CSA, c’était une sanction inimaginable."

Par
Benoît Lesueur