Six mois après celle de Tokyo, vous commentez une deuxième cérémonie d’ouverture de J.O…
Alexandre Boyon : Enchaîner ainsi, c’est plus pratique pour la connaissance des pays, moitié moins nombreux aux Jeux d’hiver. Mais c’est vrai que le défilé des nations est long, et parfois déconcertant. Surtout avec des délégations défilant dans l’ordre de l’alphabet chinois, sauf exceptions, comme la Grèce, première à entrer dans le stade, et la Chine, dernière. Je serai heureusement épaulé par Églantine Éméyé et Bruno Gensburger, ex-interprète à l’ambassade de France en Chine.
À quoi s’attendre, côté spectacle ?
La mise en scène a été confiée au réalisateur Zhang Yimou, maître d’œuvre à Pékin, en 2008. C’est d’ailleurs la première fois qu’une ville accueille les Jeux d’été et d’hiver. Le stade devrait être quasiment vide. Mais, comme à Tokyo, les jeux de lumières et des drones devraient compenser l’absence d’interaction avec le public.
Au service des sports depuis 1992, que retiendriez-vous de ces trente années ?
Que je fais un métier extraordinaire : payé pour être aux meilleures places à des événements qui font rêver beaucoup de gens. Sinon, j’ai été particulièrement impressionné par le basketteur Shaquille O’Neal : 2 m 18 pour 140 kg ! Enfin, je n’oublierai jamais, qu’à mes débuts, Robert Chapatte (ex-patron des sports, ndlr) partageait sa place de bureau avec moi.
Jeux Olympiques de Pékin 2022 : vendredi 4 février à 12h35 sur France 2
Interview Frédéric Lohézic