Ce mardi 18 janvier 2023, L’Équipe a publié un entretien avec Delphine Ernotte. La présidente de France Télévisions y évoque la diffusion des Jeux Olympiques sur le groupe audiovisuel public jusqu’en 2032, mais aussi de la concurrence des plateformes de streaming alors qu’Amazon Prime Video gagne du terrain dans la couverture du tournoi de tennis Roland-Garros et que SALTO est menacée de dissolution.
"25% des Français n’ont pas encore accès au numérique", rappelle d’abord Delphine Ernotte, qui plaide pour l’importance de l’accès gratuit aux grandes compétitions sportives. Si elle regrette avoir un budget limité incomparable à celui des plateformes américaines, la présidente de France Télévisions reste optimiste : "La compétition entre elles devient de plus en plus féroce. Les abonnements plafonnent… Elles ne peuvent plus miser sur la croissance pour soutenir leurs cours de Bourse et vont maintenant revenir à l’économie réelle : quels bénéfices dégagés chaque mois ? Ce sera une autre paire de manches. Nous devrions assister à un petit rééquilibrage".
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Quant à la polémique du quart de finale de Roland-Garros opposant Nadal à Djokovic, qui été programmé tardivement et diffusé sur Amazon Prime, Delphine Ernotte déclare : "J’étais furieuse ! C’est difficile d’entendre que l’on s’assoit sur trente ans de partenariat comme cela. Ne même pas considérer la place que nous avons tenue, c’est dur. J’espère que cette année, on fera davantage attention à la diffusion des grands matchs en gratuit. (…) Nous aurions intérêt à muscler la liste des événements sportifs protégés, donc diffusés gratuitement". En effet, cette programmation controversée était une simple histoire de contrats à respecter, comme l’avait souligné Marion Bartoli, taclant au passage la présidente de France Télévisions au printemps dernier.
Hugo Mallais