Retour en 2018, Aqababe publie sur ses réseaux une vidéo intime de Jeremstar après qu’il a accusé ce dernier de lui avoir volé une news. La guerre est lancée entre ces deux blogueurs dont la raison d’exister sur internet, à l’époque, consiste en la publication d’infos croustillantes sur les candidats de télé-réalité. De là, Aqababe lance le Jeremstargate en s’attaquant à un ami proche du YouTubeur, Pascal Cardonna, surnommé "Babybel" et accusé d’avoir fait des propositions sexuelles à des mineurs…
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Mise en examen et placement sous contrôle judiciaire
S’en est suivi un harcèlement d’envergure à l’encontre de Jeremstar et des menaces des internautes l’accusant d’être de connivence avec son ami Babybel. Jérémy Gisclon, le vrai nom de Jeremstar, perd alors des opportunités professionnelles comme celle de devenir chroniqueur de Thierry Ardisson. Depuis mis hors de cause dans ce dossier, le trentenaire a écrit un livre lequel il revient sur le cyber-harcèlement qu’il a vécu. Son ami a, lui, été condamné à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour "agression sexuelle sur mineur". Aussi, selon des informations du Parisien, "le blogueur Aniss Zitouni, alias Aqababe, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris, le 19 avril, pour menaces, atteintes à l’intimité de la vie privée et harcèlement à l’encontre du vidéaste Jeremstar".
Le jeune homme aujourd’hui âgé de 24 ans avait notamment été condamné l’année dernière par le tribunal correctionnel de Paris à verser 12 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation, injures publiques et injures homophobes à Jeremstar. Il n’avait alors pas fait appel. Placé sous contrôle judiciaire, il avait interdiction d’entrer en contact avec sa victime. Contacté par nos confrères du Parisien, Aqababe a préféré ne pas répondre afin de ne pas "aggraver une situation déjà assez grave à (son) goût". Me Aude Weill-Raynal, l’avocate de Jeremstar, s’est, quant à elle, félicitée d’une "mesure salutaire" car "Jusqu’à présent, Aqababe semblait encouragé par le peu de poursuites engagées à son encontre". "Mon client a maintenant de bonnes raisons d’espérer ne plus être la proie de cet acharnement obsessionnel", concluait l’avocate. De son côté, Jeremstar a repartagé l’article de nos confrères dans sa story sur Instagram.
Kahina Boudjidj