“Il n’y a plus de liberté” : Christine Bravo explique pourquoi faire de la télé ne l’attire plus 

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:32
Domine Jerome/ABACA
Figure emblématique du petit écran, Christine Bravo n’a rien perdu de sa franchise. Si elle a accepté, sur l’insistance de Laurent Ruquier, de participer aux Traîtres, sur M6, l’animatrice confie à Ciné Télé Revue combien la télévision lui paraît aujourd’hui aseptisée. 

Figure incontournable du petit écran dans les années 1990 avec Froufrou ou encore Union libre, Christine Bravo s’est récemment laissée convaincre de revenir dans une émission qu’elle n’avait pourtant pas l’intention d’accepter : les Traîtres sur M6. Alors pourquoi avoir dit oui ? "Ce qui m’a poussée, c’est Laurent Ruquier, qui a gagné une édition précédente. C’est lui qui me disait : ‘Vas-y, tu vas te marrer’. J’ai d’abord dit non", raconte-t-elle à Ciné Télé Revue, ce jeudi 18 septembre.

Participer aux Traîtres ? Loin d’être une évidence pour Christine Bravo

Installée en Corse depuis plusieurs années, l’animatrice avait en effet tiré un trait sur la télévision et sa vie publique. "Je vis en Corse, je n’avais pas envie d’aller à Besançon m’enfermer dans un château. Je n’aime pas les groupes, je n’aime pas la vie en collectivité. Je suis très solitaire, je n’ai plus envie de voir des gens. La télé, je n’en avais plus envie non plus, parce que j’en ai trop fait. Et puis, les maquillages, c’est interminable !", a-t-elle avoué au sujet de ses réticences. 

Mais la ténacité de Laurent Ruquier a fini par l’emporter… "J’ai tellement envie de te voir là-dedans. C’est vachement bien", lui a-t-il assuré. Ce qui a fini de convaincre Christine Bravo ? L’idée de jouer pour une bonne cause : "J’ai choisi une association corse, La Marie-Do, qui aide les accompagnants des malades du cancer. Et la persévérance de Laurent a fini par me convaincre"

Pourquoi la télé n’attire plus Christine Bravo ?

Si Christine Bravo accepte ponctuellement de reprendre le chemin des plateaux, c’est avec lucidité qu’elle observe l’évolution du milieu. Concernant l’état de la télé aujourd’hui, elle a regretté qu’elle "a trop changé".

"Il n’y a plus de liberté. On ne pourrait jamais refaire Froufrou ni Union libre. À l’époque, on avait une parole libre. Maintenant, on vous interdit tout. Depuis que j’habite en Corse, je me rends compte à quel point la France vit dans l’oppression, la peur permanente : peur du gendarme, peur de l’économie, peur des amendes… La télévision reflète ça. On vous coupe, on vous dit : Ça, tu ne peux pas le dire. Moi, j’ai connu une France où on était libres. En Corse, c’est encore une société libre", a expliqué l’animatrice. 

Pour elle, un seul espace médiatique conserve aujourd’hui l’esprit de liberté qu’elle chérit tant : Les Grosses Têtes sur RTL. "C’est incroyable que ça existe encore. Je pense que ça tient à Laurent Ruquier, qui protège cette liberté. Quand j’y vais, je dis ce que je veux. Tout ce qui est politiquement incorrect passe. Bravo RTL !", a-t-elle conclu.

Par
Kahina Boudjidj