Déprogrammation : France 2 bouleverse sa grille après la motion de censure

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:47
ABACA
En raison de la chute du gouvernement de Michel Barnier, France 2 déprogramme en urgence Envoyé Spécial pour diffuser une soirée politique à la place.

L’actualité politique française a encore une influence sur la grille des programmes des chaînes de télévision. Cet été déjà, des déprogrammations en série ont eu lieu à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Face à cette annonce inattendue, les chaînes avaient dans la hâte mis en place des éditions spéciales pour couvrir les élections législatives anticipées.

La chute du gouvernement bouleverse la soirée de France 2

Près de cinq mois plus tard, les chaînes de télé font une nouvelle fois les frais du climat politique instable qui subsiste en France. Ce mercredi 4 décembre, Michel Barnier a fait l’objet d’une motion de censure après avoir enclenché le 49.3 pour tenter de faire passer le projet de loi de finances 2025. Par conséquent, le premier Ministre a remis sa démission et celle de son gouvernement auprès d’Emmanuel Macron. Le président de la République doit d’ailleurs prendre la parole ce jeudi soir à 20 heures pour s’exprimer face aux Français.

Envoyé spécial et Complément d’enquête déprogrammés

En raison de ce nouveau chamboulement dans le paysage politique français, France 2 a décidé de totalement revoir sa soirée de ce jeudi 5 décembre. Alors que la Deux devait diffuser un numéro inédit d’Envoyé spécial consacré aux vide-greniers, aux sorcières et à la pâtissière Nina Métayer, suivi d’un Complément d’enquête sur les magasins Action et de Nous les Européens, toutes ces émissions ne seront finalement pas à l’antenne. À la place, France 2 proposera à ses téléspectateurs L’Événement, une soirée politique spéciale animée par Caroline Roux. En deuxième partie de soirée, deux documentaires, qui étaient programmés initialement au 12 décembre prochain, se suivront, à savoir Dissolution, histoire d’un séisme politique et Assemblée Nationale, anatomie d’une crise.

Par
Benoît Lesueur