Chaos au Stade de France : Le préfet Lallement assume « l’échec » et exprime ses « regrets sincères » aux spectateurs

Publié le 9 juin 2022 à 10:04
Abaca
Auditionné par les commissions de la Culture et des Lois du Sénat, ce jeudi 9 juin, le préfet de police de Paris Didier Lallement a fait son mea culpa à propos des incidents survenus en marge de la finale de Ligue des Champions, mais a maintenu le chiffre de "30 000 à 40 000 personnes" sans billet valide.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement était attendu de pied ferme. Près de deux semaines après les graves incidents survenus en marge de la finale de Ligue des Champions au Stade de France, qui opposait Liverpool et le Real Madrid, le haut fonctionnaire a été auditionné par les commissions de la Culture et des Lois du Sénat, ce jeudi 9 juin. En préambule, il a tenu à assumer "en totalité la responsabilité de la gestion policière de la journée du samedi 28 mai". Didier Lallement a reconnu que la soirée "est à l’évidence un échec" et a regretté que "l’image du pays a été ébranlée". Il a également exprimé ses "regrets sincères" aux spectateurs espagnols et anglais.

Mais une fois les excuses passées, le préfet de police a toutefois défendu les policiers présents sur place. Il a notamment justifié l’usage du gaz lacrymogène : "Nous avons utilisé du gaz lacrymogène, seul moyen pour faire reculer une foule sauf à la charger, et je pense que ça aurait été une erreur grave de charger les gens. J’ai bien conscience que des personnes de bonne foi ont été gazées, et j’en suis totalement désolé, mais je le redis, il n’y avait pas d’autres moyens", a-t-il estimé.

Alors qu’il a été remis en question à de nombreuses reprises, il a également maintenu le chiffre de "30 000 à 40 000 personnes" sans billet valide, avant finalement de concéder que "peut-être me suis-je trompé sur le chiffre de 30 à 40 000, mais jamais je n’ai prétendu que le chiffre était à quelques milliers parfaitement juste". "Il y avait des dizaines de milliers de personnes susceptibles de rentrer dans le dispositif. Les compter à 5 000 près n’avait aucune importance", a assuré le haut fonctionnaire. Des erreurs que les autorités françaises devront corriger, à deux ans de l’ouverture des Jeux Olympiques 2024 à Paris.

L.C

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