Les réactions ne cessent de se multiplier depuis l’officialisation de l’arrêt de C8. Tout comme NRJ12, la chaîne du groupe Canal+ cessera d’exister le 1er mars, suite à la décision du Conseil d’État d’entériner le choix de l’Arcom. Sur le plateau de TPMP, le journaliste Jules Torres (Journal du Dimanche) a fait des révélations au sujet de cette affaire très médiatisée.
Il a affirmé avoir entendu dans un restaurant une conversation entre les employés de l’Arcom. "On nous a demandé de virer Hanouna, on l’a fait. On a fait notre boulot. On est bien contents de s’être payé le groupe Bolloré (…) Nous, on s’en fout de mettre au chômage 400 potes d’Hanouna", auraient-ils déclaré.
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Arrêt de C8 : le démenti de l’Arcom suite aux accusations
Suite à ces déclarations fracassantes, le régulateur de l’audiovisuel a pris la parole via un communiqué afin de démentir. "L’Arcom précise qu’aucun des membres du collège, en fonction actuellement ou lors de la décision rendue publique le 12 décembre 2024, et seuls décisionnaires, ne se trouvait dans le quartier mentionné le 21 février dernier. Par ailleurs, contrairement à ce qui a été indiqué à l’antenne d’Europe 1, le siège de l’Arcom ne se situe plus dans ce quartier depuis le début du mois de janvier. En l’état, l’Autorité ne dispose d’aucun élément factuel permettant d’accréditer les propos allégués et se réserve la possibilité d’engager toute démarche pour assurer sa protection et celle de ses agents", pouvait-on lire.
L’arrêt de C8 divise énormément, tant dans la sphère médiatique qu’auprès du grand public. Lors de William à midi, William Leymergie n’a pas hésité à exprimer sa colère. "Deux institutions de la République unies dans la honte pour supprimer, pour la première fois en France et en Europe d’ailleurs, toute une chaîne de télévision. C’est une violence inédite qui est dirigée, aussi, contre vous. Vous ? C’est le peuple souverain", a-t-il lâché en direct.
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Arrêt de C8 : l’Arcom visée par des menaces de mort
D’après les informations de Challenges, l’arrêt de C8 a des conséquences néfastes sur le quotidien de l’Arcom. En effet, les employés du régulateur de l’audiovisuel sont directement visés par des emails agressifs. "Il y a eu la phase de menaces de personnes qui ne voulaient pas qu’on renouvelle C8 et CNews. Désormais nous recevons régulièrement des menaces de mort sur nos boîtes mails de gens qui sont énervés par l’arrêt de C8", indique un membre de l’Arcom. L’institution craint désormais "le passage à l’acte d’un déséquilibré".
Nos confrères rapportent également que l’Arcom a porté plainte, suite à l’intrusion de deux personnes dans ses locaux le 29 janvier dernier. "Ils ont posé des questions sur C8, le non-renouvellement des fréquences et le wokisme ambiant ", indique une source de Challenges. Ce même jour, le média Frontières a mis en ligne une vidéo tournée en caméra cachée au sein de l’Arcom.