Delphine Ernotte persiste et signe. Le 18 septembre dernier, en marge d’une interview accordée au journal Le Monde, la présidente de France Télévisions avait dit avec franchise tout ce qu’elle pensait de CNews : "Il faut admettre que CNews est un média d’opinion. Qu’ils assument d’être une chaîne d’extrême droite !" Elle avait ajouté ensuite : "La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public, réclame sa privatisation, et l’exprime avec violence (…). À un moment, il faut dire stop. Ce qui m’inquiète désormais, c’est qu’une partie du personnel politique prend pour argent comptant ce qui est affirmé, et repris sur les réseaux sociaux, sans vérifier ce qui s’est vraiment passé ; c’est ce qu’on appelle la post-vérité." Ces propos avaient choqué Pascal Praud, qui avait répondu à Delphine Ernotte dans L’Heure des Pros sur CNews et Europe 1 : "C’est une déclaration de guerre et c’est une honte. Aujourd’hui dans les manifestations, il y aura des journalistes de CNews sur le terrain. Elle leur met une cible sur le dos, elle les met en danger."
Delphine Ernotte maintient ses propos sur CNews
Ce vendredi 26 septembre, Delphine Ernotte était présente au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL à la suite de la publication d’un rapport accablant de la Cour des comptes sur les finances de France Télévisions. À la fin de l’entretien, la dirigeante a été invitée à revenir sur ses propos sur CNews : "Moi, j’assume ce que je dis", a lancé Delphine Ernotte, qui estime être dans son droit. "Ça fait quatre ans qu’on se fait taper dessus matin midi et soir. En France, il se trouve que l’on a une presse d’opinion et je trouve ça très bien. Il y a des journaux de gauche, il y a des journaux de droite…"
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"CNews est une chaîne d’opinion"
"Il se trouve que je considère, et je ne suis pas la seule, que CNews est une chaîne d’opinion", poursuit Delphine Ernotte, qui aimerait que la chaîne d’information du groupe Canal+ assume son idéologie politique. "Est-ce que ça me pose problème ? Non. Je dis juste qu’il ne faut pas avancer masqué. J’assume tout ce que j’ai dit. Les dernières semaines, le service public sur CNews a été plus discuté que la nomination du nouveau Premier ministre. C’est vous dire. Je suis là pour défendre ma maison, mes journalistes, mes salariés qui font bien leur boulot."