Avant d’aborder votre rentrée, quel souvenir garderez-vous de votre été, place du Trocadéro durant les JO ?
Anne-Sophie Lapix. Un excellent souvenir même si c’était un peu rock’n’roll de courir d’un lieu à un autre, puisque le JT continuait à se préparer dans les locaux de France Télévisions. Il m’est arrivée de sortir d’un taxi bloqué dans les bouchons pour finir le trajet en métro afin d’arriver à l’heure pour la présentation ! Cela rajoutait du piment. J’ai adoré interviewer les athlètes : quand on arrive à ce niveau-là c’est qu’on a une histoire, un tempérament hors du commun. Ce n’était que des belles rencontres dans une actualité plus joyeuse qu’à l’ordinaire.
Plus de 23 millions de téléspectateurs pour la cérémonie d’ouverture. Encore près de 8 millions pour la clôture des paralympiques. Ces chiffres vertigineux vous ont-ils fait rêver ?
Je suis vraiment heureuse de ces audiences qui prouvent que les Français étaient au rendez-vous. Mais je déconnecte cela de la bataille habituelle des audiences car elles mesurent l’enthousiasme d’un pays autour des JO et non la qualité d’un programme par rapport à un autre.
"Il est évident qu’on aimerait faire plus d’audience"
Avant la parenthèse enchantée des JO, les audiences des JT étaient en baisse. Est-ce pour redresser la barre que vous le rallongez de près de 20 minutes ?
Il est évident qu’on aimerait faire plus d’audience mais ce n’est pas ce qui nous a guidés. C’est la volonté de faire un journal différent et adapté à notre époque, avec plus de décryptages. On veut aussi apporter les preuves, faire la différence avec la rumeur et les fake-news. Face au rythme effréné de ce que l’on appelle l’infobésite, nous, on prend le temps et on explique.
Quels autres changements allez-vous apporter ?
On veut faire vivre le plateau avec plus d’invités, des politiques notamment du fait de l’actualité mais pas seulement. Nous accueillons aussi les journalistes de la rédaction, pour qu’ils apportent des éléments supplémentaires de compréhension sur leurs reportages.
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Pour cette nouvelle formule, vous avez un "bureau des révélateurs". De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de notre cellule de vérification qui existait déjà. Quand on a une vidéo qui provient des réseaux sociaux, on ne peut pas la diffuser ainsi sans en vérifier l’origine. Les révélateurs analysent aussi les images satellites. Grâce à eux, on réussit à mener des enquêtes, à remonter une piste. Comme celle de cargos qui transportent du bétail dans des conditions déplorables : c’est ainsi que des vaches ont échoué sur les côtes bretonnes.
"Le JT est déjà un gros défi"
Outre le 20 heures, d’autres défis vous attendent-ils ?
Non, mais le JT est déjà un gros défi qui prend du temps !
Avez-vous définitivement renoncé au volley (ndlr : elle s’est blessée cet été en y jouant) ?
(Rire) Ma saison est terminée mais mon médecin m’a promis que d’ici 3 mois je pourrai jouer à nouveau. Comme ma pratique est très liée aux vacances estivales, j’ai une bonne dizaine de mois pour m’en remettre !