Présentée en avant-première lors du Festival de la Fiction de La Rochelle 2024, Une amie dévouée raconte l’histoire vraie d’une fausse victime du Bataclan (jouée par Laure Calamy) devenue, grâce à son empathie et sa formidable capacité à tromper son monde, un pilier d’une association de victimes… Jusqu’à ce que les incohérences de son récit la mènent à sa perte.
Un tournage entre pudeur et émotion pour Une amie dévouée (Max)
Tourner une série en lien avec les attentats du 13 novembre 2015 n’est pas chose aisée, comme l’a expliqué en septembre dernier son réalisateur, Just Philippot, lors de la présentation d’Une amie dévouée au Festival de la fiction de La Rochelle 2024. Celui qui a marqué les cinéphiles avec les films de genre La Nuée et Acide, a ainsi révélé avoir prêté une attention particulière sur le plateau pour préserver ses acteurs. "On a fait hyper gaffe pour que tous les mots employés pour fabriquer une émotion ne brusquent pas. C’était sacré, car je ne savais pas avec qui je travaillais. Je ne connaissais pas leur histoire intime. Je me devais, à chaque instant, de respecter l’histoire du 13 novembre et la douleur", a-t-il ainsi expliqué en précisant qu’une des clés, pour "construire ensemble une émotion, est de "prendre du temps". "C’est la grande difficulté d’une série car elle doit parfois aller vite", a précisé le réalisateur de la série disponible ce vendredi sur Max.
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Une actrice prête à « se faire du mal » sur le tournage d’Une amie dévouée ?
Pour tourner certaines scènes d’Une amie dévouée, Just Philippot et son équipe ont donc dû "trouver un langage" permettant à la fois de "fabriquer une série et une émotion qu’on ne vit pas d’habitude". Ce qui n’a pas toujours été facile à vivre pour certains acteurs. "Je me rappelle d’une scène, celle d’Annabelle Lengronne dans le métro (son personnage s’y réfugie après avoir fui le Bataclan, ndlr). Peut-être a-t-elle eu des difficultés pour aller sur des émotions plus violentes. On a fait plusieurs prises et elle m’a dit : « Si j’en fais une quatrième, je bascule quelque part et je ne veux pas ça. » J’ai senti qu’elle était au point où elle allait se faire du mal. Nous avons donc essayé de fabriquer des émotions sans se faire du mal et avec pudeur", a-t-il conclu.
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