« Le cinéma français est encore trop frileux » : Mélanie Laurent dénonce le manque de visibilité des femmes dans le 7ème art (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
Mélanie Laurent a sorti ce vendredi 01 novembre le long-métrage Libre, sur Prime Video et elle a profité de notre entretien pour revenir sur le manque de place faites aux femmes dans le 7ème art.

La réalisatrice Mélanie Laurent a sorti ce 01er novembre sur Prime Video le long-métrage Libre inspiré de la vie du voleur des années 80 : Bruno Sulak.

Une certaine liberté sur les plateformes 

La cinéaste qui a filmé Le bal des folles a fait quelques confidences sur le milieu du cinéma et sur la misogynie qui peut parfois y régner. "Le cinéma français est encore trop frileux de donner des gros budgets à des femmes. (…) Les plateformes me font totalement confiance avec le budget de mes ambitions. (…) Ma collaboration avec Prime Video depuis deux films puisque j’ai fait le bal des folles avec eux, ce sont finalement ceux qui me demandent le plus de faire du cinéma. Le bal des folles, on l’avait tourné en pellicule. J’ai énormément de liberté avec Thomas Dubois avec qui je viens de signer ce deuxième film (Libre, ndlr) qui me pousse dans mes retranchements et qui me demande de faire un film de cinéma" nous a-t-elle dit. 

Elle nous a affirmé qu’elle n’était pas du tout déçue par le cinéma français, mais qu’elle se rendait compte qu’il y a des films très importants, de véritables cartons, qui sont excellents et qui ramènent le public au cinéma, mais qui sont pour la plupart composés d’hommes. "Ce sont des films avec beaucoup de budgets avec des hommes à l’écran, réalisés par des hommes. Le jour, où on me dit ‘fais-le’ je serai la première à y aller." nous a-t-elle confié. 

Mélanie Laurent essaye d’acquérir sa liberté 

Mélanie Laurent a également tenu à nous expliquer qu’elle tentait tant bien que mal d’acquérir la liberté. "C’est un combat la liberté pour une femme à tous les niveaux", nous a-t-elle dit, tout en nous révélant la méthode pour obtenir cette liberté tant convoitée. "En gagnant chaque bataille, en restant sur ses positions et en imposant aussi certaines choses parce que c’est le champ lexical de la guerre les batailles et les combats. Il y a quelque chose d’un peu épuisant à vouloir cette liberté-là, qu’elle ne soit pas toujours comprise, ça amène un peu de solitude aussi parfois, mais j’ai été élevée dans une famille où j’ai été beaucoup choyée et qui m’a beaucoup aimée, qui m’a donné confiance. Je pense que la liberté, elle vient déjà de l’enfance, quand on vous dit que tout est possible, déjà on commence à être un peu addict à ce mot : libre" nous a-t-elle exprimé.

Par
Lucas Aimé