« Cette année, j’ai décidé d’arrêter la télévision » : À l’affiche de Culte sur Prime Video, Daphné Bürki veut se consacrer à son métier d’actrice

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:30
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
En plus de dénicher de nouveaux talents du lundi au jeudi, sur France Inter, Daphné Bürki s’impose en tant qu’actrice comme l’une des révélations de la deuxième saison de Culte, sur Prime Video, consacrée à l’avènement des 2Be3. Et ce n’est pas fini !

Salomé, votre personnage dans la saison 2 de la série Culte, semble avoir le sens du style et de la détermination, comme vous…

Daphné Bürki Je n’aurais pas du tout géré la chose de cette manière, mais il est vrai que j’ai un faible pour ses fringues démentes. Il faut savoir que mon personnage est un homme dans la vraie vie. Yaël (Langmann, le créateur, ndlr) trouvait ça plus intéressant, en parlant des années 90, en 2025, d’y glisser une femme pour y ajouter un peu de dramaturgie. J’ai donc pris beaucoup de plaisir à construire Salomé, une femme hyper puissante. On peut faire passer beaucoup de choses à travers une silhouette, car l’habit ne fait pas le moine, mais un petit peu la bonne sœur quand même !(Rires) On a donc monté les curseurs à ce niveau-là. C’était amusant, car je ne m’habillerais jamais comme ça dans la vie. Elle croit aussi fort en ses garçons et ce projet, mais elle fait face au mépris et à l’indifférence du milieu dans un premier temps.

Cela vous est-il déjà arrivé ?

Proposer des choses et me prendre des murs, que l’on me dise « Non, ça ne peut pas marcher » ou « C’est impossible » ? C’est l’histoire de ma vie ! (Rires)On nous a récemment proposé, avec Thomas Jolly, de donner une conférence sur le thème « Impossible n’est pas français ». On a explosé de rire, se faisant la réflexion que, justement, « Impossible est français ! » À chaque fois que l’on a une idée, on nous dit d’abord « non » et seulement après, on commence à s’y intéresser. C’est français, c’est comme ça. À la création de Culturebox, les gens se sont dit : « C’est n’importe quoi. » Au moment du lancement de Je t’aime, etc…,une émission sur l’amour et la sexualité, à 15 heures, deux mois avant le début du mouvement #MeToo, les journalistes ont parié que ça allait durer 24 heures. Sauf que ça a duré quatre ans, et aujourd’hui, tout le monde parle de ces sujets-là. Donc oui, j’ai l’habitude. Et vous savez quoi ? Maintenant, quand les gens pensent que ce n’est pas une bonne idée, je me dis que c’est peut-être bon signe.

Daphné Bürki va se consacrer à son métier d’actrice

Peut-on dire que vous êtes tombée amoureuse du métier d’actrice ?

Là, ça y est. Mais avant, pas du tout. J’avais déjà tourné dans trois films. Je remercie et j’embrasse ces réalisateurs qui m’avaient donné un rôle : Jean Becker dans Deux jours à tuer (2008), Rémi Bezançon pour Un heureux événement (2011) et Alexandre Astier pour David et Madame Hansen (2012). Mais le rythme du cinéma, à cette époque-là, n’était pas du tout pour moi. C’est pour cette raison que je suis partie en quotidienne. Là, avec l’avènement des séries, j’avoue que c’est du pain bénit. J’adore ce rythme, et ça m’amuse de jouer maintenant.

Vous allez donc continuer dans cette voie ?

Pendant longtemps, j’ai dit que je n’étais pas disponible, car j’étais à la télévision tous les jours. Cette année, j’ai décidé d’arrêter la télévision. Donc, mon agent sait que, maintenant, je suis OK. On verra bien ce qui se passe, notamment en fonction de cette série.

L’interview de Daphné Bürki est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 6 octobre.

Par
Camille Sanson