« C’est quelqu’un que tout le monde déteste » : Jodie Foster évoque son rôle particulier dans True Detective

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:55
ABACA
Son talent, son engagement et son franc-parler en font l’une des actrices les plus reconnues de Hollywood. En enquêtrice antipathique dans la dernière saison de True Detective, elle confirme son statut de star.

Pour quelle raison avez-vous accepté ce rôle dans True Detective : la curiosité, le scénario ou l’argent ?

Jodie Foster (Rires) Premièrement, pour le scénario, puis pour la réalisatrice, Issa López. Nous avons vraiment pu travailler main dans la main sur mon personnage. Liz Danvers est très terre à terre, un peu raciste, inconsciente, c’est quelqu’un que tout le monde déteste. Ce personnage a énormément évolué depuis la première version du scénario. C’était une femme constamment à fleur de peau. J’avais déjà souvent joué ça. À l’origine, l’histoire avait d’ailleurs été écrite pour une actrice d’une quarantaine d’années. Moi, j’en ai 61. J’étais beaucoup trop vieille pour certains aspects du rôle.

Effectivement, Liz n’est pas aimable…

Elle dit la vérité, ce qu’elle ressent, sans filtre. Même si on la déteste au début, on arrive, au fur et à mesure des épisodes, à la comprendre, à lever le voile.

On imagine que vous avez des points communs, toutes les deux (excepté l’amabilité !) : vous battre dans un milieu très masculin, imposer vos décisions, vos choix de vie…

Peut-être… C’est vrai que je joue souvent des femmes fortes. Je crois que la faiblesse m’intéresse moins, ou que je ne l’inspire pas aux réalisateurs.

Cette série, jusqu’à maintenant, était très (trop ?) masculine. Qu’ont apporté les femmes, y compris vous, à la marque True Detective ?

Issa López a fait un bon choix en transposant la série dans un endroit très singulier des États-Unis : l’Alaska. La première saison se déroulait en Louisiane, un lieu chaud et étouffant, qui donnait à réfléchir sur la masculinité toxique. Pour cette saison 4, c’est tout l’inverse : le froid et la nuit permettent d’explorer la place de la femme, mais aussi la relation très respectueuse entre les détectives Liz Danvers et Evangeline Navarro (jouée par Kali Reis, ndlr), qui veillent l’une sur l’autre dans un univers sombre, où elles sont en minorité.

Selon vous, quels sont les ingrédients d’une bonne série policière ?

C’est surtout l’histoire. Il faut que ce soit surprenant. Ce qui l’est, dans cette nouvelle saison, c’est le mélange entre le polar, l’horreur, le paranormal, la science-fiction… C’est palpitant, mais aussi profond. Et les personnages sont très bien écrits. C’est rare de trouver un projet qui coche toutes les cases.

L’interview de Jodie Foster est à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 Jours disponible ce lundi 26 février dans les kiosques.

Par
Amandine Scherer