C’est loin d’être la première fois que Resident Evil est adapté en fiction. La saga de jeux vidéo fait office aujourd’hui d’une série Netflix qui cartonne depuis sa sortie le 14 juillet dernier. L’intrigue, qui suit deux temporalités à la fois, s’intéresse notamment aux origines du T-Virus en 2022 à New Raccoon City et à ses terribles conséquences, quatorze ans plus tard, en 2036. L’accent est mis sur les coulisses de la diabolique société Umbrella, responsable de la création et de la propagation du virus zombie.
Numéro un des séries Netflix, Resident Evil risque de donner une pointe d’amertume aux véritables puristes de la franchise puisqu’elle ne fait aucune référence à la suite de films dont Milla Jovovich était l’héroïne badass et charismatique. Son personnage d’Alice n’est même jamais évoqué.
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Albert Wesker est bien présent dans la série
En revanche, la saison 1 reprend quelques codes des jeux vidéo, imaginés par Capcom à la fin des années 1990. C’est en tout cas ce que défend Andrew Dabb le créateur de la série : "Tous les jeux qui sont sortis aujourd’hui, du premier Resident Evil à Village, sont la trame de fond de notre série. Alors Raccoon City a été bombardé. En Europe de l’Est, il y avait une dame vampire géante (alias Lady Dimitrescu). Tout ça, on le retrouve dans notre monde", a-t-il raconté à TVLine. Une bien maigre assimilation à la franchise vidéoludique.
La saga prend clairement une orientation différente. Le célèbre personnage Albert Wesker apparaît bien dans la série, mais est totalement différent des jeux. Il est incarné par Lance Reddick, qui joue un scientifique et père de famille. Il met au point un médicament pharmaceutique sous le nom de Joy.
"Nous avons l’ambition de produire une nouvelle saison tous les 18 mois environ, tandis que les jeux mettent un peu plus de temps à se produire. Nous avons fait le choix de seulement toucher du doigt la tradition du jeu dans la saison 1. Par contre, si nous avons la chance de pouvoir faire une saison 2 de Resident Evil et au-delà, vous commencerez à voir beaucoup plus d’éléments de jeu entrer dans la série", promet cependant Andrew Dabb.
Thibaut Falconnat