« Le seul point commun que j’ai avec lui » : Laurent Lafitte évoque ce trait de caractère qu’il partage avec Bernard Tapie

Publié le 7 février 2024 à 7:33
Canal+
Présent dans En Aparté ce mardi 6 février, Laurent Lafitte est revenu sur son rôle particulier de Bernard Tapie joué pour Netflix.

Le 13 septembre dernier sortait sur Netflix Tapie, une série fictive mais inspirée de Bernard Tapie, décédé en octobre 2021. Cette fiction de sept épisodes a été créée par Olivier Demangel (Baron Noir) et Tristan Séguéla (16 ans ou presque) et raconte la folle ascension du célèbre homme d’affaires, depuis sa jeunesse alors qu’il était animateur télé, jusqu’à sa longue carrière en politique. C’est Laurent Lafitte qui a pris la responsabilité d’interpréter avec succès ce personnage haut en couleur.

Invité sur le plateau de l’émission En Aparté diffusée sur Canal+ ce mardi 6 février, Laurent Lafitte est revenu sur le projet Tapie : "On a tourné pendant cinq mois. C’est une composition qu’il fallait tenir, un équilibre à trouver." Le comédien a expliqué avoir "initié le projet" avant de laisser la main à Tristan Séguélé et à Olivier Demanger à l’écriture du scénario : "J’ai gardé un œil un petit peu quand même sur l’écriture, le casting en étant producteur associé. Il y a une satisfaction personnelle de ne pas avoir lâché parce qu’on a mis dix ans à le monter. La série a été très bien accueillie en France et dans beaucoup de pays. Il y a une satisfaction. Quand on tient à un projet comme ça longtemps, qu’il y a des obstacles, et quand ça arrive et que ça se passe bien, ça fait plaisir."

Par la suite, Laurent Lafitte a évoqué son interprétation de Bernard Tapie. L’occasion pour l’acteur âgé de 50 ans de confier s’être retrouvé en partie dans le célèbre homme d’affaires : "Je pense que si j’ai un point commun avec lui, c’est la persévérance. Quand je suis sûr de moi, je suis très persévérant, je ne lâche pas. C’est peut-être le seul point commun que j’ai avec lui." Toutefois, Laurent Lafitte estime avoir réussi à échapper aux excès et à la folie des grands depuis le début de sa carrière : "Je me suis mis à bien travailler assez tard. J’ai quand même senti les moments où on est un tout petit peu trop sûr de soi, les moments où on est un tout petit peu trop validé par l’entourage, les moments où on se sent un petit peu trop surhumain… Ces petits moments, j’ai pu les toucher du doigt. J’étais suffisamment mature pour ne pas me laisser entraîner là-dedans. J’ai senti des moments de surconfiance en soi un peu dangereux."

Par
Benoît Lesueur