Sortie le 13 septembre dernier, la série Tapie n’en finit plus de faire réagir les proches de l’homme d’affaires. Après une première réaction avant la mise en ligne de cette mini-série inspirée de faits réels, Laurent Tapie s’est confié plus longuement sur la création de Tristan Séguéla, le fils de Jacques Séguéla, un grand ami à son père.
Invité il y a quelques jours de Sud Radio, Laurent Tapie a notamment pointé du doigt l’une des séquences les plus fortes de la série : le face-à-face, dans le dernier épisode, entre Bernard Tapie et Eric de Montgolfier, le procureur en charge du dossier sur le match truqué VA/OM. Regrettant de ne pas avoir participé à l’écriture de la série pour s’assurer de la véracité des faits racontés, Laurent Tapie a clamé que cette rencontre nocturne "n’a pas existé". "Mon père est allé voir Montgolfier avant même qu’il ne le convoque. Ça, c’est exact. Après, ce qu’ils se sont dit, ils n’ont pas fait vingt minutes de conversation", a-t-il assuré.
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"Dans ce dialogue, Montgolfier met une leçon complète à mon père. D’un côté, il y a la rigueur de la justice, de l’autre côté, le magouilleur, qui essaie par tous les moyens – l’intimidation, la flatterie – de l’acheter. Et Montgolfier qui lui dit « Vous n’êtes pas tombé sur moi, vous êtes tombé sur la justice ». Moi, je peux vous dire qu’il y aurait beaucoup d’épisodes à faire sur la justice en ce qui concerne mon père", a-t-il poursuivi en clamant que cette scène était le reflet parfait "des deux aspects qui l’agace le plus dans la série".
Autre élément de crispation pour Laurent Tapie : la manière dont la série raconte le passage en tant que ministre de la Ville de Bernard Tapie. Une facette de son parcours qui n’est pas assez explorée selon lui et qui se focalise uniquement sur une seule de ses actions les plus insolites. "La façon dont ils ont décrit son parcours politique, et ce qu’il a fait au Ministère de la ville. J’étais fou de rage", a-t-il avoué en précisant qu’il n’a pas apprécié que son travail de ministre soit résumé à "faire des goûters avec des tartines à la fraise".
"C’est du grand Guignol. Ce n’est même pas drôle, c’est un peu honteux. Il a fait autre chose que d’organiser des goûters pour les banlieues (…) A partir du troisième épisode, j’ai décroché. On dirait que c’est le même vendeur de télés du premier épisode", a-t-il conclu.